Trois sujets principaux traversent le programme musique de l'édition 2011 du Festival d'Automne à Paris. Quatre oeuvres d'Olga Neuwirth , les dernières compositions de John Cage , et les manifestationsconsacrées au Mexique.

Olga Neuwirth

Le Festival d’Automne a depuis 1994 suivi l’évolution du travail d’Olga Neuwirth. Cette édition sera l’occasion de faire découvrir à travers quatre oeuvres la créativité plurielle, l’imagination sonore et visuelle, la fantaisie, et l’indiscutable métier de “l’enfant terrible” du monde musical européen, lauréate en 2010 du Grand Prix d‘Etat autrichien.

John Cage

Si John Cage a accompagné les quarante annnées d’histoire du Festival d’Automne par sa présenceaux côtés de Merce Cunningham (25 fois), ses oeuvres instrumentales n’ont été jouées qu’en 1976, 1990 et 1993. Cette année, on pourra entendre les oeuvres choisies parmi celles composées entre 1975 et 1992. A noter, en première audition en France, son oeuvre ultime, Seventy-Four for Orchestra.

Mexique

Développé dès 2010 pour une réalisation dans le cadre de l'Année du Mexique en France 2011, ce programme a pu, malgré l'annulation de la célébration officielle, être maintenu dans sa quasiintégralité. Il se déploie sur un arc temporel, qui part des traditions profondes des indigènes des montagnes du Chiapas, (incantations des femmes Mayas, chamanes et guérisseuses), et les polyphonies des Cardencheros, se poursuit avec les musiques populaires du son des régions du Golfe, (musiques de fêtes et de danses, virtuoses, avec voix falsetto et joutes poétiques improvisées), enchaîne avec le regard très personnel du pianiste Raul Herrera sur la musique de salon du tournant du siècle passé avant de s’achever avec les oeuvres de trois compositeurs d'aujourd'hui, et en particulier avec la création d’Altazor, composé par Hilda Paredes.

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