Kiosque à journaux parisien
Kiosque à journaux parisien © REUTERS/Charles Platiau

Ils en ont marre de jeter les journaux qui n’ont pas pu être vendus. Les patrons du Syndicat de la Presse quotidienne nationale ont décidé de ne pas faire paraître leurs titres aujourd'hui, après l’annonce hier d’une nouvelle grève annoncée au sein de Presstalis.

Le Syndicat général du livre et de la communication écrite a appelé à cesser le travail afin de peser sur les négociations du plan de restructuration de Presstalis.

La société de distribution, sauvée in extremis de la faillite fin 2012, a ouvert des négociations en octobre pour sa réorganisation industrielle et son plan social qui prévoit la suppression de 1.250 postes sur 2.500 salariés.

Marc Norguèse, le secrétaire général du livre de Paris explique les raisons de ce mouvement à Marion l'Hour

La sortie des journaux a été bloquée déjà une trentaine de fois totalement ou partiellement depuis octobre.

Le Syndicat de la presse quotidienne nationale dénonce l'attitude des salariés de Presstalis qu’elle qualifie d'"inédite" et d'une "gravité exceptionnelle".

Selon le SPQN, "Faute de solution rapide, c'est l'ensemble de la filière industrielle et logistique de la presse qui est gravement menacé, et à terme l'existence des quotidiens".

Les patrons de presse lancent donc un appel aux pouvoirs publics pour qu’ils interviennent, et aux organisations syndicales pour qu'elles reprennent reprennent la négociation avec Presstalis

Louis Dreyfuss président du directoire du journal le Monde invité du 13h de Claire Servajean

Les kiosquiers, victimes collatérales de cette grève persistante

Déjà malmenés par la crise de la presse papier, les kiosquiers ont aujourd'hui le blues. Beaucoup n'arrivent plus vivre de leur métier.

Alain Pulini a 64 ans. Il ne reconnaît plus son kiosque à journaux, situé boulevard des Capucines, dans le 9e arrondissement de Paris.

Et via un communiqué, les patrons de journaux ont également dénoncé hier "la prise en otages des quotidiens", parlant d'une situation "inédite et d'une gravité exceptionnelle" qui à terme menace "l'existence des quotidiens".

Alain Pulini a confié son désarroi à Fanny Lechevestrier

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