la france prudente sur la livraison d'armes aux rebelles en syrie
la france prudente sur la livraison d'armes aux rebelles en syrie © reuters

Cette fois, c'est Banias, une ville alalouite (tout comme Bachar Al-Assad) qui a été frappée : au moins 62 morts. L'armée régulière bombarde plusieurs quartiers pour "chasser les terroristes".

Washington se dit "horrifié" par ce possible massacre en Syrie. Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, au moins 62 morts ont été découverts dans un quartier de Banias, dans le nord-ouest syrien. Et le bilan pourrait être bien plus lourd selon l'ONG, qui fait état de plusieurs dizaines de citoyens disparus.

Des centaines de familles sunnites fuient la ville depuis la découverte des corps, par crainte de nouveaux massacres.

À Beyrouth, la correspondance de Valérie Crova.

Selon des activistes syriens sur place, les assassinats ont été perpétrés dans le quartier de Ras al Nabaa, à Banias, une ville portuaire située entre Lattaquié et Tartous, deux jours après que les forces du régime et des milices pro-Assad ont tué une cinquantaine de sunnites dans le village voisin de Baïda.

Plusieurs enfants parmi les victimes

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et proche de l'opposition, a diffusé une vidéo sur internet montrant les corps de dix personnes qui ont été tuées, selon l'organisation, dans le quartier de Ras al Nabaa.

La moitié des victimes sont des enfants. Certains corps gisent dans des mares de sang, et celui d'une petite fille apparaît couvert de brûlures avec les vêtements roussis et les jambes calcinées.

Ces informations n'ont pas pu être confirmées de manière indépendante en raison des restrictions imposées par le régime de Damas aux médias étrangers.

Banias est une ville sunnite située dans une zone majoritairement peuplée d'alaouites, un groupe ethnique et religieux issu de l'islam chiite et soutien traditionnel du régime de Bachar al Assad, lui-même de confession alaouite.

Les rebelles accusent les milices loyales à Bachar al Assad de se livrer à des nettoyages ethniques.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.