Les violences et les affrontements à Notre Dame des Landes ont fait plusieurs blessés de part et d’autres ce matin.

heurts aux abords du site de construction de l'aéroport de notre-dame-des-landes
heurts aux abords du site de construction de l'aéroport de notre-dame-des-landes © reuters

Grenades contre cailloux et cocktails Molotov, gendarmes et manifestants se sont violemment opposés, semble-t-il pour "garder" ou "reprendre" le carrefour de la Seaulce.

Trois gendarmes ont été blessés, dont l'un a été hospitalisé après avoir été atteint par un cocktail Molotov qui l’a brulé et 2e voir 3e degré. Les opposants comptent "une quinzaine de blessés, dont un évacué par les services de secours, victimes d'éclats de grenades défensives tirées à tir tendu", a déclaré un opposant chargé de répondre à la presse. Deux manifestants ont été interpellés, selon la préfecture.

Les heurts ont éclaté vers 7h00, ce matin près de ce qui était devenu le point de contrôle que les forces de l'ordre occupaient jour et nuit depuis fin novembre, mais qu'elles avaient quitté à la veille d'une manifestation pacifique samedi, la « remise en culture »

Les opposants affirment que les gendarmes ont voulu reprendre leur position habituelle sur ce carrefour.

De leur côté, la préfecture et les officiers de gendarmerie sur place déclarent que leurs hommes ont été pris à partie en début de matinée et qu'ils ont riposté.

A la mi-journée, plusieurs dizaines de véhicules de gendarmerie et quelque

200 gendarmes mobiles, étaient présents sur place. Les forces de l'ordre ont entrepris d'enfoncer les barricades sur la route départementale 81 construites ce week-.

Peu après 14h00, un calme relatif était revenu.

Dans un communiqué dimanche à l'issue du week-end de remise en culture, les opposants avaient déclaré, en parlant des gendarmes qui avaient quitté leurs positions: "Soit ils nous virent, soit ils se cassent!", avant d'ajouter: "(et s'ils nous virent, on revient!)".

Julie Lallouet-Geffroy

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