Le gouvernement travaille à un nouveau dispositif visant à contenir les prix des carburants en France. "On est en train d'y travailler en effet. Le gouvernement fera des annonces sur ce sujet", a déclaré sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem sur LCI.

Mis en place cet été, le mécanisme actuel arrive à son terme fin novembre. Il a permis une baisse du prix des carburants qui a atteint jusqu'à six centimes d'euro par litre. L'effort de l'Etat, sous la forme d'une baisse des taxes sur les produits pétroliers, a atteint trois centimes, tandis que Total a consenti une baisse de deux centimes sur l'ensemble du réseau et de trois centimes sur les autoroutes.

Les précisions de Bruce de Galzain

Le PDG de Total, Christophe de Margerie, avait auparavant déclaré sur France Inter que la fin du système actuel n'entraînerait pas de hausse brutale et immédiate de la part correspondant à l'effort du groupe pétrolier. "Par rapport à fin août, les prix à la pompe ont (globalement) baissé, sur le super d'à peu près 15 centimes et sur le gasoil de 10 centimes", a-t-il noté.

"En ce qui nous concerne, nous avons les deux et trois centimes qui vont effectivement être remis sur le marché mais sous une forme qui ne se verra pas", a ajouté Christophe de Margerie. "On a un système qui permet d'éviter les chocs, de ne pas avoir à augmenter ou à baisser soudainement. Donc, sur la partie correspondant à la marge de Total, vous n'aurez pas d'impact à la pompe." En réaction aux propos de Najat Vallaud-Belkacem, un porte-parole de Total a ensuite déclaré : "On attend la décision du gouvernement."

Sur France Inter, Christophe de Margerie avait indiqué que la fin du dispositif pourrait se traduire par une hausse du prix des carburants de trois centimes par litre, à moins que l'Etat ne décide d'ici là de prendre de nouvelles dispositions. Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici avait évoqué cetété la possibilité de mettre en place une "solution pérenne" fin novembre.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.