Les indépendantistes du FLNKS ont demandé ce jeudi à l'État l'organisation du troisième et dernier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie conformément à l’accord de Nouméa. Dans un communiqué, le gouvernement "prend acte" et annonce un scrutin avant octobre 2022.

Lors du second référendum d'indépendance de la nouvelle-Calédonie en octobre 2020, le "non" l'avait emporté avec 53,3%
Lors du second référendum d'indépendance de la nouvelle-Calédonie en octobre 2020, le "non" l'avait emporté avec 53,3% © AFP / Theo Rouby

Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? La question sera sans doute posée une troisième fois aux habitants de l'archipel français du pacifique sud d’ici fin 2022. Les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont demandé ce jeudi à l’État la tenue d’un nouveau et ultime référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, six mois seulement après la victoire du "non" à 53,3% le 4 octobre 2020. Un score inférieur à celui obtenu en 2018 où le "non" l’avait emporté avec 56,7%. L’accord de Nouméa signé en 1998 permet l’organisation d’un dernier scrutin.

Divisions politiques

Cette décision intervient au moment où les membres du gouvernement tentent d’élire leur président depuis début février et la démission du précédent exécutif. La dernière tentative, jeudi 1er avril, a été un nouvel échec. En attendant l’Etat va désormais gérer le budget de la Nouvelle-Calédonie. Le haut-commissaire de la République sur place a saisi la chambre territoriale des comptes pour arrêter le budget 2021. Mais l’absence d'un président du gouvernement n’entrave pas la possibilité pour un certain nombre d’élus du Congrès de demander l’organisation d’un dernier référendum d’indépendance.

De plus, au sein des indépendantistes, la date du scrutin était source de débat entre l'Union nationale pour l'indépendance et l'Union calédonienne. Après discussions, un consensus a visiblement été trouvé pour organiser cet ultime référendum autour de septembre 2022. "Nous ne souhaitons pas une troisième consultation qui divise, mais une solution d'avenir pour les Calédoniens", a déclaré Virginie Ruffenach, cheffe du groupe Avenir en confiance au Congrès.

Une rencontre avec Jean Castex

Dans un communiqué, Sébastien Lecornu "prend acte de la demande d’une troisième consultation électorale". Le ministre des Outre-Mer assure que l’Etat "respectera sa parole et organisera ce référendum avant le mois d’octobre 2022. Les préparatifs débuteront prochainement, en association étroite avec le comité des signataires institué par l'accord de Nouméa."

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"Le travail sur les conséquences du “oui” et du “non” doit être approfondi au niveau technique mais aussi politique", Sébastien Lecornu

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