PARIS (Reuters) - Louis Dreyfus Armateurs (LDA) propose de mettre en oeuvre deux de ses bateaux et de reprendre 300 marins de SeaFrance sous pavillon français pour assurer la liaison Calais-Douvres, a annoncé lundi Nathalie Kosciusko-Morizet.

La ministre de l'Ecologie, en charge des Transports, a précisé sur TF1 qu'elle se rendrait mardi à Calais pour discuter avec les 880 salariés afin de rechercher "une solution pour chacun".

"Ce soir, Louis Dreyfus Armateurs propose de mettre dans le détroit deux de ses bateaux et de reprendre 300 marins de SeaFrance, sous pavillon français, pour assurer la liaison Calais-Douvres", a expliqué la ministre.

L'offre de LDA est l'une des deux options encore sur la table après la liquidation définitive de la compagnie maritime prononcée dans la journée par le tribunal de commerce de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas évoqué le partenaire danois auquel LDA voulait initialement s'adosser et auquel les syndicalistes s'opposaient. Elle a insisté sur le fait qu'il s'agirait d'une solution sous pavillon français.

Dans son précédent projet de reprise, LDA proposait de garder 600 salariés et de racheter les navires de SeaFrance.

La seconde solution reste celle de Société ouvrière et coopérative (Scop) montée par la CFDT de SeaFrance qui cherche à se rapprocher d'Eurotunnel.

Mais Nathalie Kosciusko-Morizet a souligné le climat de défiance qui entourait la CFDT de la compagnie maritime, désavouée par ses instances nationales.

Nicolas Sarkozy a promis lundi qu'une solution serait trouvée pour la reprise de la compagnie maritime transmanche SeaFrance après la liquidation définitive prononcée par le tribunal de commerce de Paris.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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