israël aurait de nouveau bombardé la syrie
israël aurait de nouveau bombardé la syrie © reuters

L'État hébreu a mené dans la nuit de samedi à dimanche une série de frappes aériennes à Damas, la capitale syrienne. Il visait vraisemblablement une cargaison de missiles fournis par l'Iran, acheminée vers le Hezbollah libanais.

C'est ce que déclare aujourd'hui une source occidentale du milieu du renseignement. Selon cette source, "dans l'attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh-110 qui étaient transportées de l'Iran vers le Hezbollah".

La télévision publique syrienne avait indiqué auparavant que ces explosions avaient été provoquées par des tirs de roquettes israéliennes contre le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale et déjà visé par une frappe israélienne fin janvier.

Ces nouvelles explosions surviennent au lendemain de la confirmation, par un responsable israélien, que l'aviation israélienne a bombardé cette semaine en Syrie une cargaison de missiles, sans doute à destination du Hezbollah libanais.

"Cette nouvelle attaque israélienne est une tentative visant à remonter le moral des groupes terroristes qui reculent sous les coups de notre noble armée", dénonce la télévision publique syrienne.

Netanyahu reste silencieux

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de sources israéliennes. "Nous ne répondons à ce genre d'information", a dit une porte-parole de l'armée israélienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a pas mentionné les frappes aériennes israéliennes en territoire syrien, mais il a insisté sur son engagement à préserver la sécurité de l'Etat hébreu.

"Mon père m'a enseigné que la plus grande responsabilité que nous avions était d'assurer la sécurité d'Israël et de garantir son avenir", a-t-il déclaré lors de l'inauguration d'un échangeur d'autoroute portant le nom de son père, l'historien Benzion Netanyahu, décédé il y a un an.

Les précisions de Grégory Philipps, notre correspondant à Jérusalem.

Le département d'Etat des Etats-Unis et le Pentagone n'ont pas non plus souhaité faire de commentaires, de même que l'ambassade d'Israël à Washington.

Une "boule de feu"

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de l'opposition syrienne, rapporte pour sa part des récits de témoins affirmant avoir vu des avions dans le ciel au moment des explosions. Selon cette ONG, la puissance de l'attaque dépasse les capacités militaires des rebelles.

D'autres militants de l'opposition indiquent qu'une brigade de missiles et deux bataillons de la Garde républicaine auraient pu également avoir été visés par ces frappes contre un secteur fortement militarisé au nord de Damas.

Sur une vidéo d'une explosion, mise en ligne dans la nuit de samedi à dimanche par des activistes syriennes, on voit une boule de feu se former dans la nuit aux abords de Damas. Si la responsabilité israélienne se confirme, il s'agira de la deuxième opération menée en quelques jours contre la Syrie.

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