Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot livre les objectifs pour que la France atteigne la "neutralité carbone" d'ici à 2050. Le nucléaire est dans sa ligne de mire.

Parmi les centrales les plus anciennes du parc français, Fessenheim a déjà été menacé de fermeture.
Parmi les centrales les plus anciennes du parc français, Fessenheim a déjà été menacé de fermeture. © AFP / Patrick Seeger / DPA

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, s'est engagé lundi à fermer des réacteurs nucléaires, "peut-être jusqu'à 17", pour respecter la loi sur la transition énergétique qui vise à ramener à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à l'horizon 2025.

Plaidant pour une "planification", il a indiqué devoir désormais "identifier avec (ses) services" quels réacteurs seront fermés "en fonction de critères de sécurité, sociaux et économiques". D'ores et déjà, si l'on regarde l'âge des centrales françaises, on peut imaginer un ordre de priorité.

La loi sur la transition énergétique prévoit de réduire la part du nucléaire de 75% à 50% à l'horizon 2025 de la production d'électricité.

"Chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs (...). Laissez-moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs, il faut qu'on regarde", a expliqué ministre. Il y a quelques jours, Nicolas Hulot a présenté son "plan climat" pour le quinquennat.

Les orientations du ministère dans le secteur de l'énergie n’ont pas totalement convaincu les observateurs, faute de mesures concrètes, en particulier concernant la réduction de la part du nucléaire.

"C'est une annonce extrêmement intéressante, parce que pour la première fois on a un chiffre et un gouvernement qui brise le dogme de la non-fermeture", a dit Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. Mais d’autres experts du secteur jugent toutefois l'échéance de 2025 difficile à tenir.

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