L'utilisation d'armes chimiques par la Syrie entraînerait une "réaction internationale immédiate" de la communauté internationale, a déclaré mardi le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, interrogé avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan à Bruxelles.

Le président américain Barack Obama avait également mis en garde le président syrien Bachar el-Assad contre l'usage d'armes chimiques, jugeant qu'une telle action serait "totalement inacceptable" et aurait des "conséquences".

Pourquoi la crainte que la Syrie fasse usage d'armes chimiques refait-elle surface aujoud'hui ?

Les explications de Sébastien la Laugénie

"Le monde regarde", a déclaré lundi soir le président américain devant un parterre de spécialistes de la prolifération nucléaire à Washington. "L'utilisation d'armes chimiques est et serait totalement inacceptable et, si vous faites l'erreur tragique d'utiliser ces armes, il y aura des conséquences et vous en serez tenu responsable", a-t-il ajouté, sans plus de précision.

Extrait du discours du Président américain

Interrogé sur l'éventualité d'une intervention militaire en pareil cas, Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, avait auparavant indiqué que des "plans d'urgence" étaient en cours d'élaboration.

Les déclarations de Barack Obama interviennent alors que le renseignement américain a détecté le déplacement en Syrie ces derniers jours de composants pouvant servir à la fabrication d'armes chimiques.

Le gouvernement syrien avait assuré dans la journée qu'il n'utiliserait jamais d'armes chimiques contre sa propre population. Réponse peut-être aux déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui avait réaffirmé que l'utilisation par la Syrie d'armes chimiques constituerait une "ligne rouge" au-delà de laquelle l'administration Obama pourrait décider d'intervenir.

L'analyse de Fabienne Sintès

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