La Ligue arabe a imploré hier soir les Nations unies de sortir de leur inaction face à "la machine à tuer" du régime syrien, mais Damas et son allié russe ne semblaient pas prêts à céder à la pression mise par les pays occidentaux au Conseil de sécurité. Les 15 pays membres du Conseil, dont plusieurs représentés par leur ministre des Affaires étrangères, ont entendu le représentant de la Ligue arabe leur demander de mettre fin à la "tragédie humanitaire" qui a fait au moins 5.000 morts depuis mars dernier, en adoptant un projet de résolution.Alain Juppé dénonce le silence "scandaleux" du conseil, appelle au vote de la résolution reprenant le plan de la ligue arabe, et démonte les arguments entendus du côté du régime Al Assad, de Moscou et de Pékin, selon lesquelles l'objectif des occidentaux serait d'aboutir à une intervention militaire et un renversement du régime, comme dans le scénario lybien. Alain Juppé a donc cherché aussi à donner des gages aux russes et au chinois.

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