Camp à Kaboul, Afghanistan
Camp à Kaboul, Afghanistan © Oriane Zerah pour Solidarités Internationales

Selon les autorités de la province de Kunar, une opération contre des chefs militaires taliban a mal tourné, à l'est du pays. Onze enfants et une femme auraient été tués dans le raid.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a précisé pour sa part que six rebelles, dont deux responsables taliban de haut rang, ont péri lors de l'attaque, samedi, contre un village du secteur de Shigal, à la frontière pakistanaise.

Le ministère de l'Intérieur ne fait pas état de pertes civiles mais un porte-parole du gouverneur de Kunar a déclaré que des habitations civiles avaient été touchées. "Onze enfants et une femme ont été tués lorsque les projectiles sont tombés sur leurs maisons", a-t-il dit.

Les explications de Nicolas Ropert.

Un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité, placée sous commandement de l'Otan, a reconnu que l'Isaf avait fourni "un appui aérien" lors de l'opération, réclamée par les forces de la coalition et non par leur allié afghan.

Un journaliste de Reuters a pu apercevoir à Shigal les corps de onze enfants mais pas celui de la femme tuée. La tradition afghane veut qu'on n'expose pas le corps sans vie d'une femme.

La mort de victimes civiles lors, notamment, de "bavures" des forces de l'Isaf est un sujet de friction de longue date entre le président afghan Hamid Karzaï et ses soutiens occidentaux.

Le chef de l'Etat a ainsi interdit à son armée de faire appel à des bombardement de l'Isaf. L'Otan conseille à ses aviateurs de ne pas ouvrir le feu, lancer des missiles ou larguer des bombes sur des zones fortement peuplées.

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