Chaque semaine, cinq infos du monde, garanties sans Covid-19. Ce vendredi 8 janvier, on se demande ce qu'il est advenu du plus volubile des milliardaires chinois. Depuis qu'il a émis des critiques sur le système financier de son pays, Jack Ma a disparu.

Depuis le mois d'octobre, on est sans nouvelles du Chinois Jack Ma, le fondateur d'Alibaba.
Depuis le mois d'octobre, on est sans nouvelles du Chinois Jack Ma, le fondateur d'Alibaba. © AFP / Ni Yanqiang/Imaginechina

L'ancien prof d'anglais devenu le multimilliardaire chinois le plus en vue avec sa plateforme d'achat en ligne Alibaba, celui qui adore d'ordinaire les feux de la rampe médiatique, se tient coi. Ou alors il s'agit de tout autre chose, plus sinistre.

La dernière apparition publique de Jack Ma remonte au 24 octobre, à l'occasion du Shanghai Bund Financial Summit, quelques jours avant l'introduction en bourse d'Ant Financial, la filiale financière de son groupe Alibaba. Le milliardaire s'y était laissé aller à une critique en règle et sans bémol du système financier chinois, de ses régulateurs, parlant même d'un "club de vieillards" coupé de réalités contemporaines.

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La sortie n'avait guère été appréciée ; l'introduction en bourse d'Ant Financial était suspendue sine die et, dans les semaines suivantes, au moins deux enquêtes étaient lancées contre des structures du groupe pour "violation de loi antitrust", ou "possibles pratiques de monopole" – ce qui ne manque pas de sel dans un régime officiellement dirigé par un Parti communiste.

Bien sûr, Jack Ma préfère peut-être se faire aujourd'hui tout petit, laissant l'orage passer ; c'est ce qu'assurait mardi un correspondant de la chaîne CNBC aux États-Unis. Mais les précédents ne sont guère rassurants : en juin 2017, Wu Xiaohui, l'ancien PDG du groupe d'assurances Anbang, disparaissait pareillement, pour ne réapparaître qu'à l'occasion de son procès, neuf mois plus tard. Condamné pour "fraude financière" et "abus de pouvoir", il avait écopé d'une peine de 18 mois de réclusion.

Les concessions pétrolières en Alaska font un flop...

C'est ce qu'on appelle un "flop" retentissant. À moins d'un mois de l'alternance de l'exécutif aux États-Unis, l'administration Trump s'était empressée d'ouvrir à l'exploitation pétrolière quelque 6 500 km2 de terres vierges en Alaska, dont une bonne moitié de la réserve dédiée à la préservation de la vie sauvage autour du lac Teshekpuk, le plus important de l'Arctique en dans l'État.

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Les premières concessions pétrolières ont été mises à l'encan ce mercredi mais n'ont recueilli que de maigres offres : 12 millions de dollars en valeur, bien loin de la somme de 1,8 milliard escomptée par le Bureau budgétaire du Congrès. Quasiment toutes les concessions mises aux enchères ont été acquises par l'État d'Alaska, et aucune "Major" du pétrole n'a voulu enchérir. Probablement par crainte que l'administration Biden revienne très largement sur la politique environnementale et énergétique sur tout le territoire.

Quelques ronds dans les eaux du Golfe pour le "Nimitz"

Le groupe de bataille autour du porte-avion USS Nimitz restera finalement dans les eaux du Golfe... au large de l'Iran, prêt pour une éventuelle intervention. Fin décembre l'état-major de la Navy américaine ordonnait au porte-avion et à ses navires d'escorte de rentrer, huit mois après leur déploiement sur la zone (un déploiement classique dure rarement plus de six mois).

Samedi dernier, le New York Times, citant un officiel du Pentagone, écrivait que le mouvement de retrait était aussi un "signe de désescalade" en direction de Téhéran, pour éviter tout conflit avec l'administration Trump dans ses derniers jours. Las, lundi, l'encore secrétaire à la Défense Christopher Miller ordonnait au Nimitz de faire demi-tour et de reprendre sa faction flottante face à l'Iran... Jusqu'au 20 janvier.

Le Pérou flambe, le gouvernement entame enfin un dialogue avec les travailleurs agricoles

Des paysans péruviens bloquent un axe routier obtenir de meilleurs revenus le 4 décembre 2020.
Des paysans péruviens bloquent un axe routier obtenir de meilleurs revenus le 4 décembre 2020. © AFP / ERNESTO BENAVIDES

Après un mois de manifestations parfois violentes (au moins cinq morts) en décembre, le gouvernement péruvien vient finalement d'ouvrir des négociations avec les travailleurs agricoles en colère. Ceux-manifestaient quotidiennement pour dénoncer la nouvelle loi agricole qui leur promettait un salaire quotidien de 13 dollars au lieu des 18 dollars réclamés par les journaliers, particulièrement auprès des entreprises exportatrices. Le président péruvien Francisco Sagasti a officiellement reconnu que la nouvelle loi agraire pouvait être considérée comme un échec. 

La Serbie inaugure son gazoduc russe... nouvel instrument du Kremlin pour contourner l'Ukraine

Il s'agit de la partie balkanique du projet de gazoduc Turkstream. Au 1er janvier, le président serbe Aleksandar Vucic inaugurait les 450 km de conduite qui permettront à terme d'acheminer le gaz russe vers l'Europe du Sud, via la Turquie et la Mer noire. TurkStream est le pendant méridional de l'autre grand projet gazier russe : Nordstream II. Les deux gazoducs sont censés permettre un contournement de l'Ukraine, par où circule encore la majorité du gaz russe acheté par les Européens.