Après les propos de Donald Trump sur le port d'armes et l'attentat du Bataclan, toutes les réactions à Paris.

Cérémonie de commémoration devant le Bataclan en novembre 2017
Cérémonie de commémoration devant le Bataclan en novembre 2017 © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Pour convaincre Donald Trump a mis en scène le geste de tirer sur des individus lorsqu'il s'est exprimé devant les membres de la NRA, le lobby pro-arme américain. 

"Personne n'a d'arme à Paris et on se souvient tous des 130  personnes (tuées) et du nombre énorme de personnes horriblement,  horriblement blessées", a-t-il affirmé. "Elles ont été tuées  brutalement par un petit groupe de terroristes qui avaient des armes.  Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un. "Mais  si un employé, ou juste un client avait eu une arme, ou si l'un de vous  dans l'assistance avait été là avec une arme pointée dans la direction  opposée, les terroristes aurait fui ou se seraient faits tirer dessus,  et ça aurait été une toute autre histoire".

Samedi soir, le quai d'Orsay a réagi : "La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump 

au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect  de la mémoire des victimes. La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont strictement réglementées. Les statistiques de victimes par arme à feu ne nous conduisent pas à remettre en cause le choix de la France en la matière. La libre circulation d’armes au sein de la société ne constitue pas  un rempart contre les attaques terroristes, elle peut au contraire  faciliter la planification de ce type d’attaque."

Pour Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, ce n'est pas suffisant. Il souhaite une intervention directe d'Emmanuel Macron.

Auparavant, plusieurs personnalités politiques avaient réagi. 

_"Donald Trump doit retirer ses propos et exprimer des regrets_", a déclaré Bruno Le Maire.  Le ministère français des Affaires étrangères avait manifesté samedi soir sa vive réprobation en demandant le respect des victimes et de leur mémoire.  "Je trouve que ces propos choquants et qu'ils ne sont pas dignes du président de la première puissance du monde et ils ne sont pas dignes du président d'un Etat qui est allié et ami de la France", a commenté le ministre de l'Economie et des Finances sur BFM TV.

La Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents  collectifs (Fenvac) a dénoncé dans un tweet des propos "d'une violence  inouïe" pour les victimes et appelé la diplomatie française à "réagir".      

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a dénoncé une "mise en scène des attentats de 2015 (...) méprisante et indigne", rappelant la devise de la capitale, "Fluctuat nec mergitur".                      

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a qualifié le président américain d'"indigne". "Instrumentaliser la tragédie du #Bataclan au profit du lobby pro-armes, M. Trump vous êtes indigne! Combien de fusillades atrocement meurtrières auraient été évitées aux Etats-Unis avec un contrôle des armes à feu ?".                      François Hollande a quant à lui dénoncé les "propos honteux", "l'irrespect et l'outrance" de Donald Trump.

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