Les Maori considèrent le monde comme un environnement où toute vie est créée par Papatuanuku (la mère-terre) et où toutes les choses sur cette terre sont reliées entre elles. Les Maori gardent et prennent soin de l’environnement des générations futures : cela inclut toutes les ressources de la terre, de la mer et des voies navigables pour que le bien-être des humains et des autres espèces perdure dans le temps de manière durable.

Thème 8 / No te whenua – Né de la terre

La mauri représente l’interconnectivité de ce tout qui existe. Les hommes ont la responsabilité de s’assurer que la mauri des ressources naturelles est protégée et conservée. Un mauvais usage des ressources a un impact direct sur la mauri ou force vitale d’une voie d’eau et par conséquent sur tous les facteurs qui lui sont associés.

Thème 9 / Te hi ika - La pêche : un kaitiakitanga fondamental

La pêche fut une activité essentielle à la survie des Maori mais il s’agissait également d’une activité ancrée dans des croyances spirituelles et des valeurs fortes. Les Maori observaient le kaitiakitanga (la sauvegarde et le soin portés aux ressources) dans la gestion des zones de pêche d’eau douces ou de mer, en fonction des cycles saisonniers au sein de leur calendrier lunaire.Les objets de pêche étaient soigneusement conçus et décorés comme autant de symboles du profond respect porté à Tangaroa, divinité de la mer.

Focus historique : Tahuri ana te tai – Renverser le cours

Matau (hameçon)
Matau (hameçon) © Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa

La controverse néo-zélandaise sur le littoral et les fonds marins a éclaté en réaction à la promulgation d’une loi faisant passer la propriété de ces zones au Gouvernement. Les tribus maori se sont rassemblées pour protester contre la nouvelle Loi qui écartait toute possibilité de revendication tribale fondée sur leurs possessions ancestrale et historique, et sur Traité de Waitangi.

Le conflit juridique dont il est question commença en 1996. Après de nombreux rebondissements, le Gouvernement néo-zélandais adopta le 18 novembre 2004 le Foreshore and Seabed Act, qui affirmait que le territoire en question appartenait à la Couronne.

Une protestation d’envergure s’ensuivit, qui rassembla des tribus maori, des sympathisants nonmaori, des représentants de la communauté légale et de nombreux autres anonymes qui soutinrent la marche et s’opposèrent aux implications du projet de loi. Tous se rejoignirent aux portes du Parlement dans le plus grand rassemblement public jamais vu en Aotearoa, la Nouvelle-Zélande.

L’exposition s’achève avec la présentation de Uncle Tasman : The Trembling Current that Scars theEarth, oeuvre vidéo de l’artiste Natalie Robertson autour de la pollution d’un cours d’eau dans la Bay of Plenty dont elle est originaire, suite aux effluents d’une papeterie.

Hikoi (marche de protestation traditionnelle) contre la nationalisation des plages et fonds marins, 2004.
Hikoi (marche de protestation traditionnelle) contre la nationalisation des plages et fonds marins, 2004. © Michael Hall
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