[scald=66497:sdl_editor_representation]PARIS, 22 novembre - Il n'y a "aucune raison" qu'Areva supprime des emplois en France, a déclaré mardi le ministre de l'Economie, François Baroin.

Le groupe nucléaire public avait démenti "catégoriquement" lundi soir des informations de presse selon lesquelles son nouveau plan stratégique, attendu le mois prochain, prévoirait de supprimer 2.700 à 2.90 0 emplois, dont 1.000 à 1.200 en France.

A la suite de ce démenti, François Baroin a annoncé qu'il recevrait ce mardi le président du directoire d'Areva, Luc Oursel.

"Il n'y aura pas de suppressions d'emplois à Areva", a déclaré François Baroin sur France 2 avant cet entretien.

"L'Etat est actionnaire. L'Etat est attentif à l'impact sur l'économie réelle du ralentissement économique, de ce qui se passe dans la zone euro, l'Etat n'acceptera pas que les ajustements économiques, les plans stratégiques d'une entreprise où l'Etat se trouve en position d'actionnaire se fasse au détriment de l'emploi."

L'Etat contrôle, directement ou indirectement, près de 87% du capital d'Areva.

"Donc il n'y aura pas - et c'est le message que j'adresserai et qui confirmera leur position au président d'Areva - il n'y aura pas de suppressions d'emplois à Areva", a poursuivi le ministre de l'Economie.

"Il y a des pays qui font un choix différent du nôtre: certains pays font le choix de se retirer du nucléaire, la France fait le choix de maintenir ses positions dans le nucléaire, pour des raisons d'indépendance énergétique, pour des raisons d'indépendance tout court et pour des raisons de rapport qualité/prix de l'électricité offerte aux utilisateurs de cette électricité, qui est 40% moins cher."

"Ce choix, il est fondamental, il est stratégique, ce choix est maintenu, il est préservé. Il n'y a donc aucune raison qu'Areva supprime des emplois."

L'hebdomadaire allemand Der Spiegel rapportait la semaine dernière qu'Areva envisageait de supprimer 1.300 postes en Allemagne en réaction à la décision de Berlin de sortir du nucléaire d'ici à 2022.

Le Figaro avançait en octobre que le plan stratégique se traduirait par 3.000 à 4.000 suppressions d'emplois.

Areva compte près de 48.000 salariés, dont 30.000 en France et 5.700 en Allemagne.

Marc Angrand

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