Erbil, une ville réputée pour son ultra conservatisme.

Avoir 20 ans ici, ça veut dire : pas de bars, pas de cinéma -les salles obscures sont souvent considérés comme des lieux de perdition- pas de loisirs et toute une vie à subir, c'est ce que raconte Salahadime.

Tablier noué à la taille, ce jeune kurde travaille dans le restaurant de son oncle qui, lui, a passé 6 ans en Angleterre. Plus qu'une génération, entre les 2 hommes c’est un mur d'incompréhension.

Salahadime et son oncle

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Kurdistan 1 (dialogue)

Partir oui, mais pour quoi faire ?

<img src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2011/06/aa625fce-a09c-11e0-b8ee-842b2b72cd1d/640_jeunes-250x300.jpg" alt="Parc Kurdistan" width="250" height="300" />
Parc Kurdistan © Hélène Roussel
Amra Abdullah a 26 ans quand il quitte Kirkouk pour l'Angleterre. La Turquie, la Grèce, l'Italie, la France. Des rafiots, des camions et des arrestations. Un an de voyage, plus de 13 000 dollars laissés aux mains des passeurs. Tout ça pour faire la plonge dans un kebab à Londres. Au bout de 7 ans, Amra Abdullah a décidé de rentrer, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Pas à Kirkouk, où la situation n'est pas stable -son frère est mort dans un attentat récemment- mais à Erbil, l'autre Irak comme il dit.

Amra Abdullah

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Kurdistan 2 (abdullah)

Tant que les frontières du Kurdistan resteront fermées, les jeunes rêveront d'ailleurs.

A Erbil, très peu de femmes dans la rue. Certaines sont voilées, d'autres pas, mais en tous cas elles ne sont jamais seules, signes extérieur de cette société patriarcale.

A la faculté d’Erbil, rencontre avec Ferhad Pirbhal, un professeur de lettres, écrivain. Il a passé plusieurs années en France ; à l'époque c'était pour fuir le régime de Saddam Hussein. Cheveux un peu longs, tenue décontractée, il dénonce : « tant que les frontières du Kurdistan resteront fermés, les jeunes rêveront d'ailleurs ».

Ferhad Pirbhal

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Kurdistan 3 (pirbhal)

L'Europe est une forteresse dit encore ce professeur... Pour mettre fin à l'immigration clandestine, il faut donner des visas, favoriser les échanges.

Il y a des projets en cours, répond de son côté le consul de France, mais c'est vrai que pour l'instant, ces visas sont réservés à une élite de businessmen essentiellement.

Une société kurde qui évolue malgré tout, doucement. Des plans existent, par exemple, pour construire prochainement des salles de cinéma. Et puis il y a la Shakira kurde, Dashni Mourad qui bouscule les mœurs et fait un carton, évidemment, chez les jeunes.

Extrait d’une des chansons de Dashni Mourad

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Kurdistan 4 (chanson)

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