Pour Patrick Baudouin, l’avocat des parties civiles dans le dossier des moines de Tibéhirine, le témoignage d’Abdelkader Tigha dans la procédure judiciaire est « essentiel » car « il résume trois points essentiels » concernant l’enlèvement des moines...

Sur le mobile :

Tigha confirme que le mobile c’était de faire partir les moines et de faire pression sur la France », résume l’avocat.

Sur les acteurs :

Tigha confirme que cette opération a été mené à l’initiative des services algériens, en lien avec le numéro 2 du GIA, Mouloud Azzout, car il y avait une infiltration des islamistes.

Sur l’enlèvement :

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Patrick Baudouin © Radio France / Benoît Collombat
> Il décrit comment l’opération a pu se passer, donnant des explications sur le passage des moines au CTRI de Blida pendant la nuit de l’enlèvement.

Pour l’avocat des parties civiles, les déclarations de Tigha « ont un côté accablant pour les services algériens. » Même s’il faut prendre son témoignage « avec précaution » , notamment sur l’assassinat des moines où Tigha reste assez « imprécis » . Il n’en constitue pas moins « un témoin clé, au cœur » de cette affaire.

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