Cette année, les journées du Patrimoine sont consacrées aux “trésors cachés” des monuments français. L’occasion de se balader entre les vieilles pierres, dans des passages souterrains ou des lieux insolites. Mais quelques initiatives jouent la carte de l’originalité en proposant aussi de s’intéresser au numérique. Qu’il soit simple outil ou objet de visites, le multimédia fait son entrée dans le patrimoine.

Survolez notre curseur de "geekitude", pour découvrir une sélection d'activités liées au numérique pour les journées du Patrimoine, de la plus high-tech à la plus ouverte aux néophytes.

La visite du datacenter Free

A l’occasion des journées du Patrimoine, Iliad, la maison-mère de Free, propose des visites de l’un de ses datacenters. C’est dans ces lieux, habituellement ultra-sécurisés, que reposent une partie des serveurs informatiques de Free, et d’autres entreprises qui y louent de l’espace. L’avantage d’un datacenter ? Offrir une puissance électrique et un système de climatisation adaptés à ces immenses machines robustes mais qu’il faut néanmoins ménager. Une visite spectaculaire, entre câbles électriques et ordinateurs superpuissants, pour les accros aux technologies du web. Mais peut-être vaut-il mieux attendre un ou deux ans, et l’ouverture du prochain datacenter de l’entreprise : un véritable bunker antiatomique en chantier, en plein coeur du XVe arrondissement de Paris.

Les journées du patrimoine des start-ups

A l’initiative d’une entreprise proposant des ateliers collectifs, une quarantaine de start-ups ouvrent leurs portes ce week-end. De vendredi à dimanche, ces jeunes entreprises innovantes accueillent le public à l’occasion de visites de leurs locaux, de présentations de leurs dispositifs et de conférences. Il pourra y être question, entre autres, de covoiturage ou de crowd-funding.

Des parcours pour smartphone à Issy-les-Moulineaux

Dans cette ville des Hauts-de-Seine, pour découvrir les “trésors cachés du patrimoine” (c’est la thématique des journées du patrimoine cette année), il faudra s’armer de son smartphone et d’une application dédiée. Le principe est simple : à chaque étape, pour connaître la suite du parcours, il faut résoudre une courte énigme, qui peut prendre la forme d’une simple question, d’une photo à prendre, d’un flashcode à scanner. L’utilisateur sera parfois même invité à faire usage de la réalité augmentée pour déceler des indices.

Visite virtuelle du site archéologique de St Martin au Val à Chartres

A Chartres, le sanctuaire de Saint-Martin au Val n’est encore qu’un vaste chantier archéologique. Mais regardé à travers une tablette tactile, les lieux reprendront leur allure d’antan. C’est le concept de la réalité augmentée : en orientant une tablette mise à disposition du public, il sera possible, promet l’office de tourisme de Chartres, de découvrir une modélisation 3D du sanctuaire, comme si on y était. Initiative louable, l’application a été conçue par une entreprise locale. Une opération similaire a été menée sur les ruines du château fort de Cherbourg : une application Android, utilisable à tout moment de l'année, permet aux utilisateurs de visualiser les lieux tels qu'ils étaient au Moyen-Âge.

Les Instawalks au Grand Palais

Pour quiconque dispose d’un smartphone et se veut un minimum “in”, Instagram est l’application incontournable. Ce réseau social, qui permet de partager des photos passées à la moulinette de filtres “vintage”, est devenu une véritable institution sur iOS et Android... à tel point que le voici célébré par une autre institution, culturelle cette fois : le Grand Palais. Pendant le week-end, deux visites organisées spécialement pour les “instagramers” leur permettront de mitrailler les lieux à grands coups de smartphone, de filtres sépia et de tilt-shifting, et de poster le tout sur Instagram et sur un mini-site dédié.

Une visite en flashcodes à Beauvais

Visiter une ville avec un guide touristique, c’est dépassé. Oui, l’avenir, c’est le flashcode (ou QRCode, les deux appellations sont valables). A Beauvais, ces petits pictogrammes ont envahi les devantures des monuments historiques. Il suffit de les scanner à l’aide d’un téléphone connecté à internet pour accéder à une présentation du lieu. L’avantage ? Le flashcode peut vous emmener sur une vidéo ou un son hébergés sur internet, parfois plus parlants qu’un simple carton de présentation

Lyon : le drone du musée des Confluences

Le musée des Confluences, musées des sciences et des sociétés de Lyon, n’ouvrira que début 2014. Mais le chantier sera mis en vedette lors de ces journées du patrimoine, avec une dizaine d’activités, parmi lesquelles... une diffusion en direct d’images aériennes du chantier, sur un écran géant. Particularité : ces images seront filmées depuis un drone, un objet volant miniature, piloté à distance. L'occasion de découvrir des images inédites du musée, vu du ciel.

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