PARIS (Reuters) - Sept policiers reconnus coupables de violences et de fausses accusations de tentative d'homicide ont été condamnés jeudi en appel à des peines de six à 18 mois de prison avec sursis.

La cour d'appel de Paris est revenue sur les peines de prison ferme de six mois à un an prononcées en première instance par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Ce jugement fin 2010 avait suscité la colère du milieu policier et la réprobation du ministre de l'Intérieur d'alors, Brice Hortefeux.

Le parquet avait provoqué ce second procès en faisant appel du jugement. L'arrêt d'appel est assorti d'interdictions d'exercer le métier de policier de trois à cinq ans.

Les policiers étaient accusés d'avoir imputé les blessures d'un de leurs collègues survenues à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, à une tierce personne qu'ils poursuivaient.

Ces blessures résultaient en fait d'une collision avec une autre voiture de police. Trois des policiers ont de plus frappé ensuite à terre l'homme qu'ils poursuivaient. Tous avaient relaté une fausse version en rédigeant un faux procès-verbal.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

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