Petit village, grande aventure

Après le retrait de Gap, projet enterré à l’automne, le petit village se lance dans cette incroyable aventure.

Pelvoux, le deuxième site français d’escalade, va alors regrouper autour de sa candidature, toutes les communes des Ecrins et du Briançonnais et même quelques-unes de l’autre côté de la frontière, celles qui ont accueilli les Jeux d’Hiver de Turin en 2006.

Les sites existent déjà, tous sont homologués et se trouvent dans un rayon de 40 à 60 kilomètres les uns des autres. Les Orres, Serre-Chevalier, Risoul, Montgenèvre, Cesana en Italie par exemple.

Gérard Sémiond est le maire de Pelvoux. Au début l’idée de la candidature d’une commune de 400 habitants l’a un peu effrayé. (Germain Treille)

« Le retour aux sources », c’est le slogan de Pelvoux 2018

Samedi 10 janvier un rassemblement en soutien à la candidature de Pelvoux réunissait le maire, de nombreux élus de tous bords des communes voisines, le président du conseil général et des habitants de la région.

Celles et ceux qui portent la candidature de Pelvoux, qui la soutiennent, croient en leurs chances de terrasser le principal rival, Annecy.

Samedi 10 janvier 2009, rassemblement en soutien à la candidature de Pelvoux
Samedi 10 janvier 2009, rassemblement en soutien à la candidature de Pelvoux © Radio France / Germain Treille

Un dossier technique plutôt bien ficelé. Pas de dépenses inutiles d’argent public -le budget avoisinerait les 250 millions d’euros en cas de victoire- 100 millions de moins que Vancouver 2010 et des milliards de moins que Sotchi en Russie dans 5 ans.

Ici, pas de gigantisme, pas de palaces cinq étoiles. Ici, la nature, l’environnement, le savoir vivre montagnard, la simplicité, le terroir sont mis en avant.

Et une volonté, que dans les Hautes-Alpes les valeurs écologiques rejoignent celles de l’olympisme. Ce qui fait de Pelvoux une candidature vraiment particulière.

Cyrille Drujon d’Astros, le responsable du comité de candidature (Germain Treille)

Pelvoux a de toute façon gagné la bataille de la notoriété

Le point « faible » de la candidature de Pelvoux, par rapport à Annecy, Grenoble ou Nice, c’est son accessibilité. Mais selon le responsable du comité de candidature, le dossier a un énorme point fort : la grande proximité des sites.

Cyrille Drujon d’Astros, le responsable du comité de candidature (Germain Treille)

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