PARIS/ZURICH (Reuters) - Le raffineur suisse Petroplus a annoncé mercredi avoir trouvé un accord temporaire avec ses créanciers, qui lui permettra de continuer à faire fonctionner certaines de ses activités et de payer des factures, avec un possible accord définitif d'ici la fin du mois.

Le groupe, qui a perdu 415 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de son exercice 2011, a annoncé ces derniers jours la mise à l'arrêt de trois de ses cinq raffineries: à Petit-Couronne, en France (Seine-Maritime), à Anvers, en Belgique, et à Cressier, en Suisse.

Petroplus ne peut plus acheter de brut depuis que ses banques ont bloqué le mois dernier des lignes de crédit d'un montant d'un milliard de dollars environ.

"Cet accord est conçu pour fournir les ressources financières nécessaires à certaines dépenses vitales (...)", précise le groupe dans un communiqué.

Le texte conclu ce mercredi devrait permettre à Petroplus et à ses créanciers de définir un amendement à une facilité de crédit au cours de la seconde moitié de janvier.

Le PDG du groupe Jean-Paul Vettier avait dit jeudi dernier à Paris, après avoir été reçu par le Premier ministre François Fillon, qu'il espérait un accord dès que possible avec les banques, précisant que la société était en discussions avec un producteur de pétrole pour un approvisionnement en brut et des facilités de crédit.

Le gouvernement français a déclaré la semaine dernière qu'il allait proposer son appui, "sous des formes diverses", pour la sauvegarde de la raffinerie française menacée de fermeture.

La raffinerie de Petit-Couronne, qui compte 550 salariés, avait été rachetée en 2008 au groupe Shell que les syndicats jugent responsable de la situation actuelle.

Muriel Boselli, avec Cyril Altmeyer, édité par Benoît Van Overstraeten

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