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L'affaire Bettencourt : un scandale d'état © radio-france
Le procureur décide fin septembre de conserver la maîtrise de ses enquêtes malgré les recommandations du procureur général de la cour de cassation, Jean-Louis Nadal, de nommer un juge d’instruction indépendant.

Quatre mois après le début de l’affaire, il n’y a toujours aucune preuve policière ou journalistique confirmant les propos de Claire Thibout sur un financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Pour Fabrice Arfi qui publie avec Fabrice l’Homme "L’Affaire Bettencourt, un scandale d’état" aux éditions Don Quichotte, il suffirait pour commencer que les enquêteurs puissent vérifier que Patrice De Maistre ou l’un de ses proches s’est bien rendu en Suisse dans une grande banque privée genevoise au début de l’année 2007… pour retirer 100 000 euros. Et seul un juge d’instruction en France peut diligenter ce genre de vérification.

Une nouvelle enquête, une violation du secret des sources et un dépaysement

Le 22 octobre, le journal Le Monde révèle que le procureur de Nanterre Philippe Courroye a ouvert une enquête visant sa collègue Isabelle Prévost-Desprez pour violation du secret professionnel.

La présidente de la 15ème chambre du Tribunal correctionnel de Nanterre en charge du dossier d'abus de faiblesse contre François-Marie Banier est soupçonnée d'avoir divulgué des informations à un journaliste du Monde. De nombreux sms auraient été échangés fin août.

Ces investigations du parquet ont été menées après une plainte déposée par maitre George Kiejman, ce dernier, avocat de Liliane Bettencourt, a déposé cette plainte début septembre après la publication par le quotidien Le Monde d'un article relatant une perquisition ordonnée par la juge chez la milliardaire le jour même.

Une information judiciaire visant la magistrate vient d'être ouverte à Versailles. Le Monde a décidé de porter plainte pour violation du secret des sources, le parquet de Nanterre ne pouvait pas consulter les factures téléphoniques du journaliste sans son accord.

Simultanément c'est un coup de théâtre en deux phases qui s'opère .

Le supérieur hiérarchique de Philippe Courroye demande dans un premier temps que la juge soit dessaisie de son dossier. Philippe Ingall Montagnier, procureur général de la cour d'appel de Versailles, annonce samedi 23 octobre un recours devant la cour de cassation pour un dépaysement.

Lundi 25 octobre au matin dans un communiqué, Il ordonne alors à Philippe Courroye d'ouvrir une information judiciaire pour toutes les enquêtes qu'il conduit dans l'affaire Bettencourt-Woerth.

Voila le procureur de Nanterre obligé de passer la main à un ou plusieurs juges d'instruction. Mais ces dossiers pourraient ne pas rester à Nanterre car une fois encore ce sera à la cour de cassation de trancher et ceci pas avant plusieurs semaines.

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