l'ema estime que rien ne justifie l'arrêt de l'utilisation de la pilule
l'ema estime que rien ne justifie l'arrêt de l'utilisation de la pilule © reuters

Collision de déclarations ce matin sur le danger supposé de la pilule de 3e et 4e génération.

Marisol Touraine tenait une conférence de presse pour annoncer la mise en place d'un "dispositif" en France pour limiter leur prescription. La ministre de la Santé a également annoncé avoir demandé à l'Union Européenne de limiter l'utilisation des pilules de 3e et 4e génération.

Au même moment ou presque, l'Agence européenne des médicaments assurait que rien ne justifie l'arrêt de l'utilisation des pilules, y compris celles de dernières générations. "A l'heure actuelle, l'agence n'a reçu aucune preuve d'un Etat membre concernant des troubles emboliques veineux associés aux contraceptifs combinés", écrit l’AEM dans un communiqué.

En France, près de 2,5 millions de femmes, soit 50% de qui celles qui ont choisi la pilule comme moyen contraceptif, prennent une pilule de troisième génération.

Le ministère de la santé a annoncé début janvier que les pilules de 3e génération ne seront plus remboursées à partir du 31 mars.

L'Agence nationale de sécurité du médicament a lancé la semaine dernière une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de dernières générations.

Tout est parti d’une plainte, déposée en décembre dernier par une jeune femme imputant son accident vasculaire cérébral à la pilule de troisième génération.

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