Les détails du rapport par Véronique Julia

Selon Jean-Louis Walter :

Si l'on peut débattre de la portée de l'absence à une convocation et de l'interprétation à lui donner, systématiquement lui attribuer la valeur d'un refus de remplir ses obligations est exagéré, particulièrement au regard de certains motifs ponctuels et involontaires : retard de train, retard de 10 minutes au rendez-vous, erreur de calendrier. Radier est une décision grave qui équivaut pour le demandeur d'emploi à vivre deux mois sans revenus, une épreuve que même un salarié socialement inséré ne saurait surmonter sans dommages.

françois hollande maintient ses engagements sur les déficits et le chômage
françois hollande maintient ses engagements sur les déficits et le chômage © Radio France / Reuters

Le rapport précise qu'il n'y a "pas de politique de radiation" chez Pôle emploi, où le nombre de rayés des listes est en baisse (plus de 49 600 en 2007 contre 41 300 en 2012). Le motif "absence à convocation" représente 15% des radiations, derrière les défauts d'actualisation mensuelle (35%) et la reprise d'emploi (30%).

Depuis le 1er janvier 2013, les chômeurs rayés des listes de Pôle emploi ne pourront plus l'être de manière rétroactive et se voir réclamer, en conséquence, le remboursement des allocations indûment perçues. Selon Jean-Louis Walter :

Nous avons fait tomber la rétroactivité, nous voulons désormais que l'on soit radié pour une raison juste, et pas par erreur. On est à mi-chemin.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.