Le 14 juillet 2016, il était sur la promenade des Anglais. Ce restaurateur a échappé au drame, auquel il a assisté. Un an après, il raconte au micro de Marc Fauvelle.

"Il m'a fallu plus de six mois pour retourner marcher sur la promenade des Anglais", raconte Oucine Jamali, rescapé de l'attentat de Nice.
"Il m'a fallu plus de six mois pour retourner marcher sur la promenade des Anglais", raconte Oucine Jamali, rescapé de l'attentat de Nice. © Radio France / Hélène Delye

Ce 14-Juillet, pour Oucine Jamali, est "un souvenir vivace, une plaie qui aura du mal à se refermer". C'était après le feu d'artifice, "il y avait joie de vivre sur la promenade des Anglais". "L'Euro de foot venait de s'achever, tout le monde avait lâché prise par rapport à un éventuel drame", quand, "en quelques secondes, on a vu une marée humaine arriver, le camion arriver, et tout a basculé".

Au quotidien depuis un an, chaque Niçois a un récit à raconter. Chacun a été touché au cœur.

"Il m'a fallu plus de six mois pour retourner marcher sur la promenade des Anglais. C'était cauchemardesque pendant les jours qui ont suivi. Et le 26 juillet, quand on a tué le père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray, c'était comme si on m'avait donné un coup de couteau dans le dos."

"Je n'ai pas vu la cellule psychologique." Oucine Jamali, avoue "une certaine rage par rapport à des propos qu'on a entendu sur ce terroriste – il n'était pas un bon musulman parce qu'il était homosexuel..." Ce sont les valeurs de la République qui l'ont aidé. "J'ai organisé dans mon restaurant, avec l'ensemble du tissu associatif qui partage nos valeurs, un thé de la fraternité."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.