Les votes pour la primaire qui doit désigner le candidat de l'UMP à la Mairie de Paris sont déjà contestés par les rivaux de NKM. Il serait facile de voter à la place de quelqu'un sans qu'il le sache. L'UMP tente de sauver sa primaire.

L'un des quatre prétendants, Pierre-Yves Bournazel, a réclamé la suspension immédiate du vote électronique en raison, selon lui, de dysfonctionnements et d'entorses au règlement de la part de l'équipe de Nathalie Kosciusko-Morizet, la favorite. Pour Pierre-Yves Bournazel :

C'est une situation inacceptable qui ne permet plus aujourd'hui de croire en la sincérité du scrutin. Aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui sortir légitimé, aucun d'entre nous n'aura l'autorité et la légitimité nécessaires pour affronter la majorité sortante en 2014.

Le président du conseil supérieur des primaires, l'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, a rejeté sa demande et ses griefs, soulignant que les opérations de vote iraient à leur terme. "Le vote se passe plutôt bien et il n'y a pas de cas de fraudes avérés".

Le conseil supérieur de la primaire doit s'est reuni samedi après-midi pour trancher.

Le point à 19h devant la Fédération UMP de Paris, Rémy Branquato

En attendant, Antoine Ruffenach estime que c'est après le vote que l'on peut le contester mais pas avant.

Antoine Rufenacht au micro de Solenn Lehenn

Pour Philippe Goujon, le président de la fédération UMP de Paris :

Les raisons que Pierre-Yves Bournazel invoque ne sont absolument pas corroborées par la réalité.

Philippe Goujon au micro d'Erwan Pastol

Dans un communiqué diffusé en début de soirée, Nathalie Kosciusko-Morizet dit avoir constaté des "tentatives répétées d'intimidation des électeurs" et demande une réunion d'urgence du conseil des primaires, à l'instar de Jean-François Legaret. L'autorité de supervision doit réunir les candidats, tenus théoriquement à une stricte réserve durant le vote, pour faire le point des opérations.

Après le psychodrame Copé-Fillon pour la tête du parti, les militants sont une nouvelle fois déçus. Le reportage d'Anne Lamotte

Le premier tour de ce vote électronique, une première pour l'UMP et pour une élection municipale se termine le lundi 3 juin 19h. Quatre candidats sont en lice : l'ancienne ministre et députée de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet, 40 ans, le maire du 1er arrondissement Jean-François Legaret, 60 ans, le jeune copéiste Pierre-Yves Bournazel, 35 ans, élu du 18e arrondissement, et Franck Margain, 51 ans, vice-président du Parti chrétien-démocrate (PCD) et conseiller régional.

L'UMP est sous pression depuis la victoire controversée de Jean-François Copé sur François Fillon lors de l'élection à la présidence du parti en novembre 2012.

Selon Thierry Mariani, il faut le reconnaitre, l' UMP n'a pas encore la culture de la démocratie

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