enquête sur des protheses de hanche non homologuées
enquête sur des protheses de hanche non homologuées © reuters

Le ministère de la Santé a ordonné jeudi l'ouverture d'une enquête après des révélations sur la commercialisation, par un laboratoire français, de prothèses de hanche non homologuées.

Selon Le Parisien, ces prothèses fabriquées par le laboratoire Ceraver, une PME française, ont été posées sur 650 patients dans une soixantaine d'hôpitaux entre 2009 et 2012.

Ecoutez le reportage de Bruno Rougier

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E PROTHESE OK

Interrogé jeudi matin sur plusieurs radios, le directeur adjoint de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), François Hébert, a souligné que, à ce stade, les enquêtes n'avaient pas fait apparaître de "risque sanitaire avéré".

Il s'agit d'un problème d'autorisation administrative qui n'a pas été obtenue. Le principe de précaution fait que nous avons informé l'ensemble des chirurgiens concernés pour ces 650 patients qui auraient reçu les prothèses en question, de façon à ce qu'ils puissent faire l'objet d'un suivi clinique et radiologique approprié.

L'ANSM, qui enquête sur l'affaire depuis début avril, a alerté la Société française de chirurgie orthopédique pour informer les chirurgiens qui avaient posé ces prothèses.

Dans un communiqué, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé à l'ANSM "de prendre toutes les mesures nécessaires pour le retrait des lots de produits en cause et de garantir l'information des patients concernés."

On peut ainsi lire dans le communiqué:

La ministre a veillé à ce qu'une enquête soit immédiatement ouverte afin d'identifier les causes de ces dysfonctionnements, les responsables en cas de fraude avérée et les mesures à prendre afin d'éviter tout risque sanitaire.

Ecoutez la déclaration de la ministre de la Santé, Marisol Touraine

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S Touraine Prothéses

Interrogé par Le Parisien, le PDG de Ceraver, Daniel Blanquaert, reconnaît avoir distribué ces prothèses sans autorisation mais estime que les modifications apportées à ses produits étaient "mineures et ne justifiaient pas de nouvelle certification."

L'enquête menée contre Ceraver a par ailleurs fait apparaître que le laboratoire avait effectué des essais sur l'homme de tiges métalliques de prothèses revêtues d'un tissu antibactérien sans autorisation.

Ces tiges ont été implantées en 2011 dans le fémur de quatre patients de l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne (Hauts-de-Seine). Le Parisien fait état d'essais cliniques de ce revêtement qui se seraient soldés par la mort d'une souris sur deux, ce que conteste Ceraver.

Jean-Marie Le Guen, Président du conseil de surveillance de l'AP HP, également député socialiste de Paris a demandé une enquête interne et qu'on retire les prothèses en questions.

Jean-Marie Le Guen répond à Géraldine Hallot

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S Prothèses Ceraver

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