[scald=101881:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën s'est déclaré jeudi déterminé à ne pas fermer l'usine de Sevelnord (Nord), pour laquelle il cherche des partenaires afin d'y lancer de nouveaux modèles, a déclaré le ministre de l'Industrie Eric Besson à l'issue d'une table ronde sur l'avenir du site.

Sevelnord, qui emploie 2.800 personnes, produit aujourd'hui surtout des utilitaires légers sous les marques Peugeot, Citroën et Fiat. Le groupe italien a décidé de ne pas prolonger son partenariat avec PSA sur le site au-delà de 2017.

"Le groupe PSA a confirmé son entière détermination à préserver le site de Sevelnord et indiqué poursuivre activement la recherche de nouveaux partenaires pour lancer à Sevelnord de nouveaux modèles de véhicules", a dit Eric Besson dans un communiqué.

Le ministre a ajouté que le gouvernement mobiliserait tous les outils de soutien public en matière d'investissement et de formation pour faciliter un nouveau partenariat et que les collectivités locales s'engageaient également dans cette perspective.

"La première démarche était de ne pas être oublié, et l'annonce d'aujourd'hui va dans le bon sens", a réagi Pascal Lucas, représentant CGC chez PSA Sevelnord.

"Le souci cependant, c'est que l'on nous allonge la sauce pour gagner du temps et laisser passer l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.

Au salon de l'automobile de Genève, le directeur industriel de PSA, Denis Martin, a déclaré à Reuters que le groupe aurait résolu ses problèmes de surcapacités en Europe d'ici deux ans, mais sans préciser comment.

Les analystes estiment à 20% environ ces surcapacités pour l'ensemble des constructeurs automobiles européens, une situation pointée à nouveau du doigt avec la rechute récente des ventes de voitures sur le continent.

Dans le cas de PSA, l'annonce de l'alliance avec General Motors, dont la filiale européenne Opel souffre aussi de surcapacités, a été interprétée par les syndicats comme le signal d'un accélération prochaine des restructurations chez les deux groupes puisqu'ils présentent des gammes très similaires et qu'ils entendent produire à l'avenir des véhicules sur des plate-formes communes.

La direction du constructeur français répète que les deux sujets ne sont pas liés et que la première priorité de l'alliance est de mutualiser les achats des deux entreprises.

Outre Sevelnord, deux autres sites de PSA craignent pour leur avenir: l'usine de Madrid, où est assemblée la Peugeot 207 en fin de vie, et celle d'Aulnay-sous-Bois (Seine-saint-Denis), pour laquelle PSA promet qu'elle produira encore des Citroën C3 en 2014, mais refuse de se prononcer au-delà.

Gilles Guillaume, édité par Benoît Van Overstraeten

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