Jean-Marc Ayrault
Jean-Marc Ayrault © Radio France / Anne Audigier

L'Etat et les salariés de PSAPeugeot Citroën auront chacun un siège au conseil de surveillance du constructeur automobile en contrepartie de l'aide de l'Etat, a indiqué mercredi le Premier ministreJean-marc Ayrault.

PSA a annoncé mercredi que le pool bancaire de sa filiale Banque PSA Finance (BPF) obtiendrait une garantie pouvant aller jusqu'à 7 milliards d'euros de la part de l'Etat à la suite de la dégradation de sa note financière. Le goroupe automobile a aussi annoncé qu'il renonçait aux dividendes et stock-options pendant la durée de la garantie de l'Etat.

"Le gouvernement n'a pas du tout l'intention de faire des cadeaux comme cela sans contreparties", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur les ondes de France Inter, précisant que PSA devrait faire de nouvelles propositions aux salariés en termes d'emplois.

Il a ajouté que le groupe ne pourrait plus verser de dividendes ou procéder à des rachats d'actions avant d'avoir redresser ses comptes.

La loi Duflot, victime d'un "cafouillage parlementaire"

Jean-Marc Ayrault a déclaré qu'"un cafouillage parlementaire" exposait la loi Duflot à une censure du Conseil constitutionnel. Il a promis qu'un nouveau texte serait voté dans un mois et demi.

"Il y a eu un cafouillage parlementaire, je le regrette", a déclaré le chef du gouvernement sur France Inter. "L'UMP a obtenu l'annulation", a-t-il annoncé, alors que les Sages ne se sont pas encore officiellement prononcés.

"La loi nouvelle va être proposée. Dans un mois et demi, elle sera votée, elle sera appliquée, et à Neuilly comme ailleurs", a affirmé Jean-Marc Ayrault.

Rapport Gallois : le gouvernement ne se déchire pas, il travaille

Je ne veux pas enterrer le rapport Gallois

Le Premier ministre a assuré que sur la compétitivité, "le gouvernement ne se déchire pas, le gouvernement travaille". Il a affirmé qu'il ne voulait pas "enterrer le rapport Gallois". Il a rappelé que le rapport Gallois était attendu pour le 5 novembre et qu'il représentait une contribution importante pour la réflexion du gouvernement.

Les premières fuites de ce rapport concernant un choc de compétitivité (un choc de 30 milliards dont les 2/3 via une baisse des cotisations patronales) certains ministres du gouvernement (Moscovici, Sapin, Montebourg, Touraine ou encore Hamon) et François Hollande lui -même semble minorer son impact sur les futures mesures.

Ayrault vote Obama

Jean-Marc Ayrault a déclaré qu'il choisirait Barack Obama s'il pouvait voter lors de l'élection présidentielle américaine du 6 novembre.

"Si j'étais citoyen américain, je voterais sans hésiter Obama même si on attend des Etats-Unis, peut-être, sur un certain nombre de sujets, de l'audace", a déclaré le Premier ministre français, en citant notamment la question du conflit israélo-palestinien.

François Hollande avait laissé entendre le 25 septembre dernier, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, qu'il préférait lui aussi Barack Obama.

"A votre avis ?", avait malicieusement répondu le président français à une question sur le candidat qu'il souhaiterait voir élu.

"Je pourrais soutenir Mitt Romney mais je ne le ferai pas pour autant", avait-il ajouté.

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