[scald=46695:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs en France face au ralentissement attendu du marché automobile européen, écrivent vendredi Les Echos et La Tribune, citant des sources syndicales.

Dans un premier temps, 115 emplois seront supprimés sur la base du volontariat et 300 contrats d'intérimaires non renouvelés à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), une usine d'assemblage de la Citroën C3 dont l'avenir après 2014 et menacé, et 180 postes vont disparaître à Melun-Sénart (Seine-et-Marne), selon Les Echos.

A plus long terme, près de 10.000 postes d'intérimaires, soit près de 10% des effectifs en France, seraient menacés par le premier constructeur automobile français, ajoute La Tribune.

"C'est beaucoup trop tôt pour le dire", a dit un porte-parole de PSA concernant ce chiffre de postes d'intérimaires.

A l'issue du comité central d'entreprise (CCE) qui s'est tenu jeudi, l'accord sur la gestion des emplois et des compétences signé en avril 2010 avec les organisations syndicales, qui s'achevait au 30 septembre 2011, a été prolongé au 31 décembre 2012.

La direction du groupe a identifié 980 emplois appelés à disparaître, a-t-il rappelé, précisant que les réductions d'effectifs du site d'Aulnay entraient dans ce cadre et que le site de Melun n'avait pas été évoqué lors du CCE de jeudi.

La semaine dernière, au salon de l'automobile de Francfort, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a annoncé une accélération des réductions de coûts via des ajustements d'effectifs parmi les intérimaires et les sous-traitants pour faire face au contexte économique incertain en Europe.

Cyril Altmeyer, édité par Catherine Monin

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.