la fête du psg tourne court
la fête du psg tourne court © reuters

La polémique enfle sur les responsables des violences au Trocadéro hier. Des "ultras" du Paris-Saint-Germain ont largement perturbé la remise du trophée de champion de France à leur club. Au final, on compte 32 blessés et 39 interpellations. La présentation du trophée, prévue cet après-midi devant l'Hôtel de ville a été annulée. A l'Assemblée nationale, des dépusté UMP réclament la création d'une commission d'enquête.

La séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale a été l'occasion pour les députés UMP de s'en prendre au ministre de l'Intérieur.

Stéphane Leneuf raconte la séance à l'Assemblée

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PSG

La droite appelle aussi au limogeage du préfet de police, Bernard Boucault. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a été particulièrement virulent : "Je ne vois pas comment le préfet de police peut être maintenu dans ses fonctions", a-t-il dit, demandant au ministre de l'Intérieur de "prendre ses responsabilités".

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Jean-François Copé

50 sec

S Copé Incidents Troca

Le conseiller du 15e arrondissement de Paris, Jean-François Lamour, était invité du 13h, avec Patrick Boyer.

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Inter treize - lamour 13h

L'ancien Premier ministre François Fillon s'est contenté d'un tweet pour demander au président François Hollande de "sanctionner sans délai les responsables du fiasco". Les députés UMP ont également demandé une commission d'enquête à l'Assemblée nationale.

Et l'opposition n'est pas seule à dénoncer le manque d'anticipation. Deux syndicats de police estimaient dès hier soir que l'ampleur de la cérémonie avait été sous-estimée. "Nous avons été débordés" alors que "nous savions tous ce qui aurait pu se passer", a estimé le secrétaire national du syndicat Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) Fabien Vanhemerlyck. Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie (second syndicat d'officiers), a déclaré pour sa part qu'il y avait eu "sous-estimation du risque" et "de la dangerosité" des présumés auteurs des incidents, qui "avaient déjà agi dimanche sur les Champs-Elysées" lors de précédents incidents.

Patrice Ribeiro, du syndicat de police Synergie

48 sec

S Police syndicat

Dans la nuit, le préfet de police avait défendu le dispositif mis en place, s'interrogeant sur la pertinence d'organiser la cérémonie au Trocadéro, face à la Tour Eiffel. "La question qu'il fallait se poser: est-ce que cette fête devait avoir lieu sur la voie publique? Vous voulez faire une fête de 15.000 personnes avec 10.000 policiers autour?", a-t-il demandé.

Le choix du Trocadéro, pour organiser les célébrations, a également été pointé du doigt par Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à la présidence de la République, qui a mis en cause les organisateurs de la fête. "Les premiers responsables sont ceux qui ont choisi ce lieu", a-t-elle dit. "On sait que les ultras sont interdits de stade, pourquoi est-ce que cette fête n'a pas eu lieu dans le stade au lieu d'être en plein air, sur l'espace public?", s'est-elle interrogée.

Mise en cause, la Ligue de football professionnel (LFP) ne s'est pas encore exprimée. "Le Paris Saint-Germain est plus que jamais déterminé à poursuivre son projet de bâtir un grand club européen digne de la capitale, très loin des agissements de ceux qui veulent détruire son rêve", a indiqué le club.

Michel Lepoix, ancien commissaire, et était coordinateur national pour la sécurité des stades, dans le 13h de Patrick Boyer.

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Inter treize - invité 13h

Les violents incidents ont fait 32 blessés et entraîné l'interpellation de 39 personnes, dont 38 placées en garde à vue.

Pendant que les joueurs en costume recevaient leur trophée, les perturbateurs ont déployé une banderole "Liberté pour les ultras", en référence à la politique de sécurisation du Parc des Princes mise en place il y a trois ans par le précédent président du PSG Robin Leproux (2009-2011), en réaction à de nombreux débordements de supporters. Les affrontements se sont poursuivis dans la soirée, notamment en contrebas du Trocadéro, où un autocar de touristes a été pillé, ainsi que sur les Champs-Elysées, où le calme n'est revenu qu'après minuit.

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