Pour séduire de plus en plus de clients, la SNCF change tout, ou presque. Les noms de ses offres vont se décliner avec le terme "oui" : OUI.sncf, OUIGo, in-OUi.

Offre TGV et Offre OUIgo au centre de la nouvelle stratégie de la Sncf
Offre TGV et Offre OUIgo au centre de la nouvelle stratégie de la Sncf © AFP / JACQUES DEMARTHON

La SNCF, qui compte 105 millions de clients sur ses TGV, veut attirer 15 millions de voyageurs supplémentaires d'ici 2020, en étendant son offre low cost et en misant sur une qualité de service améliorée. Elle va y consacrer 2,5 milliards d'euros d'investissements pendant trois ans.

Cette stratégie doit l'aider à accompagner la fin du monopole sur le marché français de la grande vitesse prévu en 2021.

L'offre TGV s'appellera in-OUI

L'opération la plus marquante pour le grand public et la transformation de l'offre TGV. Elle bénéficiera d'une marque dédiée, in-OUI, pour "passer un cap de qualité de service", si l'on en croit le président de la Sncf Guillaume Pepy, évoquant un "chantier industriel et de transformation".

"On veut donner un nom pour que les gens voient que ça bouge, que ça se transforme", explique la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard.

Toujours plus de low-cost

Les 15 millions de nouveaux passagers pour le TGV seraient pris pour moitié en concurrençant l'avion et pour 15 à 20% au co-voiturage. La SNCF espère également attirer de nombreux nouveaux voyageurs avec OUIgo. Cette offre low-cost est présentée par les dirigeants de la SNCF comme une arme de conquête.

"On a décidé de déployer OUIgo beaucoup plus massivement, en le mettant sur tous les axes nationaux", explique Rachel Picard.

Le site bien connu des Français Voyages-sncf.com deviendra OUI.Sncf.

La Sncf annonce que ses agents sont formés pour évoluer vers une attitude de service vis-à-vis des clients, à être plus attentifs, et elle assure que cela se fera sans augmentation de prix.

La Sncf va investir 2,5 milliards d'euros d'ici 2020, notamment pour de nouvelles rames TGV Océane, la rénovation des rames existantes, des portes d'embarquement à quai pour libérer du temps au chef de bord qui n'aura plus à contrôler les passagers, la formation des agents et de nouveaux services digitaux, notamment le wifi.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.