manuel valls promet des poursuites après les échauffourées chez goodyear
manuel valls promet des poursuites après les échauffourées chez goodyear © reuters

La polémique continue après la violente manifestation des salariés de GoodYear, devant le siège de l'entreprise, qui a fait 19 blessés du côté des policiers. Manuel Valls promet des poursuites, tout comme le principal syndicat de policiers.

Certains salariés de GoodYear sont-ils allés trop loin ? En tout cas les réactions négatives semblent se multiplier après la manifestation de jeudi, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), en marge d'un CCE de l'entreprise. "C'est la manifestation la plus violente qu'on ait eue sur Paris depuis au moins quatre ou cinq ans", assure le directeur de l'ordre public et de la circulation, Alain Gibelin. Dix-neuf policiers ont été blessés (dont deux sérieusement) après des affrontements avec les 400 salariés réunis.

Des salariés qui luttent contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord du fabricant de pneus, un projet qui menace 1.173 emplois directs. Mais si la cause est noble, la méthode n'est pas acceptable, affirme le ministre de l'Intérieur Manuel Valls : "je peux comprendre et entendre la colère et le désarroi mais la violence est inacceptable dans une démocratie. Non seulement je condamne, mais il y aura des poursuites".

Six salariés blessés, la CGT dénonce des "violences policières"

La CGT ne compte pas se laisser accuser de violences et parle, elle, d'un "déchaînement de violences policières" de l'autre côté. Pour Mickaël Wamen, délégué CGT d'Amiens-Nord, la violence n'était pas du fait des salariés. Il demande (lui aussi) l'ouverture d'une enquête.

Retour sur la manifestation de jeudi avec ce reportage de Mickaël Ponge.

Les policiers eux évoquent des barres de fer utilisées comme javelots, des grilles d'égoûts, des arceaux de parking, des panneaux de signalisations... Autant d'armes improvisées qui provoquaient "un danger, voire un danger de morts" pour les forces de l'ordre. La préfecture de police s'interroge sur la volonté de blesser volontairement ou non les 120 CRS déployés devant le site.

Yannick Dagneau, délégué national d'Unité Police (principal syndicat de fonctionnaires de police) était l'invité de Patrick Boyer dans le journal de 13h.

Sur l'ensemble de l'année 2012, la préfecture de police a déploré 68 policiers et gendarmes blessés en service lors des 6.665 manifestations qu'elle a encadrées.

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