[scald=201763:sdl_editor_representation]BEYROUTH (Reuters) - Un double explosion a coûté la vie mardi à 83 étudiants à l'université d'Alep où débutaient les examens du premier semestre, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de l'opposition.

Les rebelles et le régime de Damas se sont rejeté la responsabilité de cet acte, qui aurait été commis à l'aide de deux roquettes, selon la télévision publique. Un combattant rebelle a estimé qu'il pouvait s'agir de missiles sol-sol, tandis qu'un étudiant a parlé d'un avion de chasse.

Alep, ville la plus peuplée de Syrie où la ligne de front s'est stabilisée après l'offensive lancée par les rebelles en juillet dernier, est contrôlée pour moitié par les insurgés et pour moitié par les forces fidèles au président Bachar al Assad.

L'université est située dans la partie gouvernementale.

L'OSDH, dont le siège se trouve à Londres mais qui entretient un réseau d'informateurs sur place, dit ignorer l'origine des explosions. "Des dizaines (d'étudiants) sont dans un état grave", a-t-il précisé en citant des médecins et des étudiants.

"Un acte terroriste lâche a visé les étudiants de l'université d'Alep alors qu'ils s'installaient pour leurs examens du premier semestre. Cet acte a causé la mort de 82 étudiants et fait 162 blessés", a quant à lui déclaré Bachar Djaafari lors d'un débat sur le terrorisme au Conseil de sécurité de l'Onu.

La télévision nationale, qui parle elle aussi d'un "attentat terroriste" a montré des images d'un cadavre gisant dans la rue et de voitures en feu. L'un des bâtiments de l'université est endommagé.

Le quartier contrôlé par les rebelles le plus proche de l'université, Boustan al Kasr, se situe à environ deux kilomètres et les insurgés n'ont jusqu'à présent pas utilisé d'armes lourdes dans ce secteur.

Après la double explosion, la Russie a annoncé la fermeture de son consulat à Alep. "L'activité du consulat de la fédération russe à Alep (...) a été temporairement suspendue", dit le ministère des Affaires étrangères dans un bref communiqué.

Mariam Karouny, Pascal Liétout, Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français

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