Dié Maty Fall :

On se demande ce qu’il y avait dans la cargaison du navire…

Intimidations, menaces, filatures, censure... Il ne fait pas bon pour les journalistes sénégalais s’intéresser d’un peu trop près au dossier du Joola. Dié Maty Fall (journaliste à la RTS, Radio-télévision sénégalaise, au « Soleil » et à « Sud quotidien ») en a fait l’amère expérience. Elle continue pourtant de suivre les méandres de cette véritable affaire d’Etat qu’elle qualifie de « poison ».

Dié Maty Fall

Face au refus des autorités de procéder au renflouement du navire, Dié Maty Fall s’interroge : "Que cache le Joola ?"

Ce naufrage a touché de plein fouet l’ensemble des élites casamançaises. 400 étudiants casamançais se trouvaient à bord du Joola. Ce sont « des pans entiers de la société casamançaise » qui ont disparus, explique Dié Maty Fall. « Le bateau était un trait d’union pour le pays, un lieu de brassage. »

Un naufrage sur fond de conflit en Casamance depuis 25 ans entre l’Etat sénégalais et le mouvement indépendantiste MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance). La journaliste analyse « la politique du diviser pour mieux régner » du pouvoir sénégalais en Casamance.

Dié Maty Fall, journaliste

En 1998, Amnesty international avait publié un rapport accablant intitulé : « Sénégal : la terreur en Casamance ». Ce rapport détaillait notamment les exactions de l’armée sénégalaise en Casamance : torture, exécutions extrajudiciaires, « disparitions » etc.

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