Quelle est la valeur d'une œuvre d'art, en dehors de sa valeur marchande. Comment lire l'histoire de l'art depuis la révolution Dada. Troisième et dernière partie de la rencontre avec Philippe Sers, spécialiste du mouvement Dada et de Kandinksy, qui publie chez Hazan "La révolution des avant-gardes - l'expérience de la vérité en art".

Le début du XXème siècle et l'apparition de Dada marque une rupture en ce sens que certains artistes,comme Kandinsky ont pris acte de l'essoufflement de la lecture analytique de l'oeuvre, et ils ont introduit l'expérience sensible et vitale dans la valeur de l'oeuvre. Crypter l'oeuvre de telle sorte qu'elle ne soit lisible qu'au regard de l'expérience même de l'artiste, est devenu, face à la montée des totalitarisme, le seul moyen de la rendre infalsifiable.

Philippe Sers

Philippe Sers cite l'exemple de Kandinky et celui de Joseph Beuys

Nous avons vu comment Kurt Schwitters ou Tadeusz Kantor, dans des oeuvres comme le Merzbau ou Wielopole-Wielopole, parviennent ainsi à une identification claire du totalitarisme et des mécanismes de pensée que l'on peut lui opposer au sein de la conscience individuelle. L'un comme l'autre se mettent en état de vigilance active contre l'emprise totalitaire et utilisent dans ce but les mécanismes de résitance dont ils disposent. Philippe Sers

L'exemple de Wielopole-Wielopole de Tadeuz Kantor, présentée à Paris en 1980 dans le cadre du Festival d'Automne, avec des comédiens polonais

Philippe Sers est philosophe, essayiste et critique d’art.

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