La mère de Florence Cassez était encore la semaine dernière au Mexique.

Sa fille est épuisée. Elle attend le résultat de son tout dernier recours devant la Cour suprême.

Charlotte Cassez

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Charlotte et Bernard Cassez.
Charlotte et Bernard Cassez. © Radio France

Felipe Calderon : « Florence Cassez restera au Mexique »

Si Florence est reconnue coupable et donc si la peine est confirmée, ces proches pourront espérer négocier son transfèrement. Mais tant que le Président Calderon sera au pouvoir, cela semble difficile, explique le comité de soutien de la prisonnière.

« Elle restera au Mexique » affirme en substance Felipe Calderon, non pas à une tribune politique, mais à la télévision.

Le gouvernement mexicain fait donc une nouvelle fois la même réponse à la demande de Nicolas Sarkozy : il ne peut donner son accord au transfèrement de Florence Cassez en France dans le cadre de la Convention de Strasbourg, « en raison des différences substantielles entre les systèmes juridiques des deux pays », le Mexique n'ayant pas reçu l'assurance formelle que la peine serait exécutée en totalité.

Dans ce cas là, les proches misent sur une alternance politique aux termes de la prochaine élection présidentielle Mexicaine prévue fin 2012.

Au Mexique aussi on commence à avoir des doutes sur la culpabilité de Cassez

L'opinion publique évolue peu à peu. Forcément coupable au début pour les mexicains, maintenant le doute est là et même, pour certains, la conviction que Florence est innocente, comme le souligne le père de Florence Cassez.

Bernard Cassez

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En enquêtant, les médias mexicains ont découvert suffisamment de détails troublants pour en conclure que Florence Cassez doit être acquittée. C’est le cas de la revue indépendante Nexos qui met en lumière les mensonges et la fabrication des preuves.

Tout ce que dit le dossier peut être vrai, à ceci près qu’une grande partie de ce qu’il dit est contradictoire, et que l’ensemble montre étape par étape, une vérité entachée de suspicion, ou un mensonge suscitant l’indignation.

A la fin de l’histoire, les seuls faits avérés dans le dossier sont la manipulation systématique, l’impunité congénitale dans la manière de traiter accusé et témoins, le maniement des médias pour qu’ils élaborent des versions ad-hoc.

L’intégralité de l’enquête de ce journaliste mexicain, « La vérité en otage », traduite en français, estconsultable ici.

Récemment, des députés mexicains sont allés voir Florence Cassez en prison, et dans quelques semaines, certaines de ses toiles qu’elle a peintes en prison seront exposées au Sénat mexicain. Des élus s'engagent en sa faveur et des comités de soutien au Mexique commencent à se créer.

> Le site Libérez Florence Cassez

> Florence Cassez, otage politique, le reportage de l’un de ses soutiens, le réalisateur québécois Michel Fénollar

+ Réécouter "Reporter" Droit de suite Florence Cassez

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