la perspective de frappes occidentales en syrie se précise
la perspective de frappes occidentales en syrie se précise © reuters

La piste d'une intervention militaire en Syrie est désormais réelle. Barack Obama prévoit des frappes aériennes ciblées durant deux jours. La question d'un aval du conseil de sécurité de l'Onu reste épineuse.

Avec ou sans mandat de l'Onu?

Selon l'émissaire spécial de l'IOnu, Lakhdar Brahimi, une éventuelle intervention militaire des Etats-Unis devra être approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Je pense que le droit international est clair à ce sujet. Le droit international dit qu'une action militaire doit être prise après une décision du Conseil de sécurité. C'est ce que dit le droit international. Je sais que le président Obama et le gouvernement américain ne sont pas réputés pour avoir la gâchette facile. Ce qu'ils décideront, je ne sais pas. Mais assurément, le droit international est très clair.

En laissant prévoir de prochaines frappes aériennes contre le régime d'Assad, même sans l'aval de l'Onu, les Etats-Unis ont souligné qu'il ne s'agissait pas d'entraîner un "changement de régime" à Damas mais seulement de punir le recours aux armes chimiques.

Ces déclarations n'ont pas convaincu la Chine . Le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois, estime que les Américains reprennent la méthode qui a conduit à l'invasion de l'Irak en 2003, quand ils accusaient le président Saddam Hussein de disposer d'armes de destruction massive jamais découvertes par la suite.

Pour la Russie , une attaque contre la Syrie ne fera que déstabiliser encore plus le pays et la région. Moscou, qui n'exclut pas une machination ourdie par les insurgés, a appelé à un échange d'informations "détaillé et approfondi" de toutes les allégations d'utilisation d'armes chimiques dans le conflit.

Les options possibles

Intervention en Syrie
Intervention en Syrie © Idé

Quelle place pour la France?

Le Parlement français doit se réunir mercredi prochain en session extraordinaire pour un débat sur la Syrie, a annoncé mercredi la porte-parole du gouvernement. François Hollande avait promis mardi que le Parlement serait informé dans "les meilleurs délais" de la décision sur une action en Syrie.

Selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, François Hollande aurait déclaré:

Ce qui s''est produit en Syrie appelle une riposte. Nous devons désormais trouver la réponse appropriée.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.