Le Brésilien Márcio Faraco nous offre une musique voyageant de la samba à la bossa en passant par des nuances jazz. Poésie et simplicité en sont les maîtres mots.

Au Brésil, la musique est omniprésente. Márcio Faraco a donc commencé à jouer de la guitare naturellement, en se cachant de son père qui préférait le savoir à la fac. « Va étudier vagabond » est le mot qu’a trouvé Márcio Faraco le jour où son père avait mis sa guitare sous cadenas ! La musique s’est donc réellement imposée à lui, et c’est après de belles réussites mais aussi de grosses difficultés à se faire connaître, que Márcio Faraco quitte son pays. Exilé en France en 1992, son premier album Ciranda connait un véritable succès en 2000. Márcio Faraco chante d’une voix suave ses textes poétiques, ses compositions de musique populaire brésilienne d’une façon sensible et simple, élégante et raffinée. Hors des frontières brésiliennes, il est désormais l’un des représentants les plus respectés et les plus créatifs de cette musique populaire, grâce aux six disques qu’il a composés et défendus lors de concerts aussi chaleureux que mémorables.

Surnommée « la fanfare la plus rapide de l’est », Ciocarlia rassemble 11 trublions qui « jouent comme des fous, la musique de leur sang ».

Le répertoire de Ciocarlia emprunte aux musiques traditionnelles roumaines en passant par des rythmes turcs, bulgares et macédoniens. Les trompettes virevoltent, les tubas ahanent, mais tiennent la rythmique d’un souffle de fer, puissamment épaulés par une grosse‐caisse des plus toniques. La clarinette amène la légèreté indispensable. Les cuivres explosifs jouant les grands classiques Rom sur des rythmes endiablés électrisant quiconque s’aventure à goûter ce cocktail détonnant… et étonnant ! L'orchestre des mariages d’un village du nord‐ouest de la Roumanie, près de la frontière moldave, s’est désormais forgé une solide réputation internationale, par une série de concerts torrides de Tokyo à New‐York, en passant par Berlin.

Marcio Fararco / fanfare Ciocarlia
Marcio Fararco / fanfare Ciocarlia © Robson Galdino / Arne Reinhardt
**Une chanteuse de jazz aventurée dans les musiques du monde, ou alors une chanteuse du Sud redessinant les contours de la mondialisation…** Sophia Charaï distord le monde, les identités, les habitudes. Elle est marocaine, bien sûr, mais comme si le Maroc était frontalier de Harlem et de Bombay, comme si le flamenco était consanguin de la bossa nova, comme si le Rajasthan et le Cap Vert mêlaient leur chant. _Pichu_ , son 1er album, dévoile les sortilèges d’une musique‐carrefour qui ressemble à sa vie : voyageuse parisienne, artiste pluridisciplinaire, expérimentatrice de traditions, mère d’enfants métisses. Sa musique est un lieu de rencontre : entre voix jazz et voix indiennes, guitare flamenca, sarangi et tabla ; entre musiciens savants, musiciens des rues et musiciens de la bohème parisienne. Elle apporte ses envies de rythmes et Mathias Duplessy (homme‐orchestre) construit des ambiances musicales en jouant très vite tous les instruments, puis elle compose une mélodie. Elle se souvient parfois du Chopin joué au piano pendant dix ans de son enfance, retrouve le Brésil ou le jazz des nuits parisiennes, s’émerveille de ses butins indiens ou flamenco. Et l’arabe marocain croise parfois le français, et ensemble les deux langues s’évadent dans le maelström d’accointances, de souvenirs et d’appartenances d’une musicienne du nouveau siècle. **Katzenjammer, c’est 4 norvégiennes poly** **‐** **instrumentistes, un brin déjantées, un brinsurexcitées, qui mettent le feu aux planches dès qu’elles montent dessus. Explosif.** Anna Marit, Solveig, Marianne et Turit se sont rencontrées à la fac à Oslo. Plutôt délurées et n’ayant peur de rien, elles ont monté leur groupe après avoir découvert des instruments de musique dans un grenier. Le résultat est saisissant. Ces 4 filles, toutes chanteuses, n’ont pas froid aux yeux et sont capables de jouer plus de 25 instruments lors de leurs concerts : balalaïka, ukulélé, mélodica, banjo, claviers, cuivres ou accordéons en tous genre ! Ancrées dans un univers de dessin animé, de comics, de féeries et de manèges, elles assènent une pop folk tantôt emprunte de country, de fox‐trot, de burlesque ou d’élans balkaniques. Efficace et sans limites !
Sophia Charaï / Katzenjammer
Sophia Charaï / Katzenjammer © Jean-Marc Lubrano / Mathias Fossum
**Quand on parle de musique jamaïcaine, on pense Bob Marley, mais on pense aussi Toots and the Maytals… légendes unanimement reconnues du reggae, du rock steady et du ska.** Frederick Toots Hibbert est un mythe, il est à l’origine du mot “reggae” et est un pionnier de ce genre musical. Dans les années 60, quand il a commencé son aventure musicale avec des musiciens de Kingston, Jamaïque, on appelait d’ailleurs encore cela « reggay ». Il a traversé l’histoire de la musique jamaïcaine en y déposant une trace profonde, grâce à sa voix gorgée de soul. Les Toots & The Maytals sont les détenteurs d’un style subtile et raffiné, mélange sismique de reggae, de soul et de rythm’n blues où les Caraïbes donnent la main aux States. Leur influence déborde encore aujourd’hui les frontières du reggae roots puisqu’ils ont enchainé les tubes et tourné avec The Who, les Stones, Dave Matthews, Buddy Guy… Aujourd'hui le groupe fête 47 années d'une carrière unique dans l'histoire du reggae. Pour couronner le tout, Toots vient de rentrer au Rock’n roll Hall of Fame et de recevoir un Grammy Award.
Toots and the Maytals
Toots and the Maytals © Festival du bout du monde
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