Simon McBurney ,artiste associé / COMPLICITE

À la question : «Pourquoi avez-vous choisi le théâtre ? », Simon McBurney répond que c’est le meilleur moyen qu’il ait trouvé pour se questionner sur ce qu’il ne comprend pas – que ce soit dans la vie, dans les comportements humains, dans le fonctionnement du cerveau, mais aussi dans la société, la politique, l’histoire et même la préhistoire. Sa passion jamais démentie pour le spectacle semble aussi très liée au mystère qui le régit, à l’énergie qu’il impose. Le champ artistique de ce magistral « raconteur d’histoires » , comme il se définit lui-même, ne connaît pas de limites.Si Simon McBurney s’impose comme un incroyable concepteur d’images scéniques, la puissance de son théâtre réside avant tout dans la profonde humanité qui s’en dégage. Pour lui, le théâtre doit être intrinsèquement humain, vivant, en mouvement, en aucun cas muséal ou répétitif.Il doit être le point de rencontre entre un artisanat traditionnel du plateau et des techniques nouvelles et sophistiquées, afin qu’advienne une polyphonie combinant les mots, les images, la musique, les idées et les histoires, tout en offrant aux acteurs un véritable espace de liberté. Une polyphonie au service du texte et du récit qui converge vers un point ultime : la création d’une émotion que seul le théâtre peut faire naître....

The Master and Margarita

De Mikhaïl Boulgakov, mise en scène Simon McBurney à la cour d'honneur du Palais des Papes, spectacle en anglais surtitré en français première en FranceUne interprétation théâtrale et fantastique du roman poétique et politique de Boulgakov. Usant des ressorts traditionnels du théâtre comme des technologies les plus sophistiquées, Simon McBurney et sa compagnie nous embarquent dans des mondes multiples : de Moscou, où Staline rôde et observe, aux Enfers, où Satan prononce d’insupportables vérités, en passant par Jérusalem, où Ponce Pilate débat avec Jésus-Christ sur la nature humaine.

The animals and Children Took to the Streets

Conception Suzanne Andrade et Paul Barritt à l'auditorium du Grand Avignon-Le Pintet, spectacle en anglais surtitré en françaisUn spectacle musical, inventif et merveilleux à feuilleter comme un livre d’images animées. Un conte cruel et poétique, au coeur d’un quartier peuplé d’humains et d’animaux étranges que découvre une petite fille. Entre rêve éveillé et cauchemar inquiétant, un moment de grâce et d’originalité subversive à partager entre petits et grands.

Les animaux et les enfants envahirent la rue
Les animaux et les enfants envahirent la rue © Nick Flintoff

Séverine Chavrier, Plage intime

Ecriture et mise en scène Séverine Chavrier, au gymnase du lycée Mistral, création 2012Un univers théâtral tissé de matériaux divers – images, musique et textes littéraires – pour une réflexion sur la société consumériste, technologique et anxiogène dans laquelle nous vivons. Librement inspirée des romans d’anticipation de J. G. Ballard, une critique libre et énergique.

The Cradle of Humankind (le berceau de l'humanité)

Le Berceau de l’humanité
Le Berceau de l’humanité © Alain Monot

Conception Steven Cohen, salle de spectacle de VedéneSteven Cohen et la nourrice qui l’a élevé, aujourd’hui âgée de 90 ans, nous entraînent aux origines de l’humanité, dans la grotte de Sterkfontein située au coeur de leur pays, l’Afrique du Sud. De là, ils déplient l’histoire de la découverte du feu, du colonialisme et de l’apartheid, dans une cérémonie sensible et décapante, en noir et blanc.

guillaume vincent, La nuit tombe

Texte et mise en scène Guillaume Vincent, à la chapelledes Pénitents Blancs, création 2012Un conte théâtral où se croisent les vivants et les morts, traversant ensemble un univers noir et fantastique. Trois histoires croisées de vie, d’amour, de désamour et de mort qui se racontent, entre passé et présent, dans le lieu unique d’une chambre d’hôtel.

Bruno Meyssat, conception Bruno Meyssat

à la salle de Montfavet, création 2012Comment raconter sur scène l’économie capitaliste virtuelle et les mécanismes de la finance qui régissent une grande partie du monde ? Un théâtre politique, inventé par Bruno Meyssat et ses comédiens après avoir rencontré des traders, banquiers et autres acteurs de ce monde mystérieux, mais aussi les victimes de ce système qui vise à l’universalité.

William Kentridge, Refuse the Hour (La négation de temps)

Une proposition de William Kentridge, Philip Miller, Dada Masilo, Catherine Meyburgh, Peter Galison.Spectacle en anglais surtitré en français à l'Opéra-théâtre d'AvignonLe temps peut-il se matérialiser sur un plateau de théâtre ? En confrontant les images, les sons, les objets, inventés ou détournés, les acteurs, chanteurs et danseurs, William Kentridge, en dialogue avec le scientifique Peter Galison, construit un univers esthétique et ludique, dans lequel l’abstraction scientifique se transforme en phénomènes sensibles et propres à émouvoir.

La Négation du temps
La Négation du temps © John Hodgkiss
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