L'image reste bien en tête.

Le colonel Khadafi, l e visage ensanglanté bousculé par une horde de miliciens excités. Bousculé, en sale état mais vivant.

Le plan qui suit, le corps est dans le pick up, bel et bien mort.

Qui l'a tué ?

La confusion est totale.

Kadhafi
Kadhafi © Radio France / WC

Vendredi dernier, Mahmoud Jibril, ancien président du Conseil National de Transition, grand perdant aussi des premières élections lybiennes affirme au micro d'une télé égyptienne que "ce jour là, un agent des services secrets étrangers se trouvaient au milieu des révolutionnaires, il avait infiltré les Brigades ".

Pour le Corriere, le doute n'est pas permis, c'est un Français. Et le journal de citer une source diplomatique anonyme.

Le quotidien italien s'appuie aussi sur l'interview de Rami El Obeidi qui gerait les relations entre les services secrets étrangers et le Conseil National de Transition. "Ce sont les Français qui ont localisé le convoi de Kadhafi".

El Obeidi revoie le deroulement des faits, séquences par séquences. Ces mots sont publiés aussi, tels quels, dans le journal britannique "The Daily Telegraph ":

" Les renseignements français se sont procurés le téléphone de Kadhafi et quand il a joint l'un de ses fidèles réfugié en Syrie, Youssouf Shakir en lui confiant qu'il comptait le rejoindre, les Français ont pu localiser puis bombarder le convoi de Kadhafi fuyant Syrte . "

Mais Rami El Obeidi va plus loin encore dans les colonnes du Corriere : "C'est Bachar El Assad qui a donné Kadhafi aux Français en échange d'une promesse de pas intervenir en Syrie "

L'Otan s'en tient à sa version officielle.

Un avion de reconnaissance britannique repère un convoi qui fuit Syrte.

L'Otan ordonne le bombardement des véhicules, ignorant la présence de Kadhafi dans une des voitures.

Les combattants de la ville de Misrata ont repéré les survivants au bord de la route.

Kadhafi était là.

Ils l'ont pris.

Ils l'ont lynché.

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