Bernard Maingain : « qui protège-t-on en France » dans cette enquête ?

Le 17 novembre 2006, le juge Bruguière délivre 9 mandats d’arrêts internationaux à l’encontre de proches collaborateurs de Paul Kagamé, dont Rose Kabuyé, actuelle directrice du protocole du président rwandais.

Cette dernière est finalement interpellée le 9 novembre 2008 en Allemagne, transférée à Paris ou elle est mise en examen pour "complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste". Une façon pour le régime de Paul Kagamé de prendre connaissance du dossier judiciaire, sur fond de bras de fer entre Paris et Kigali. Rose Kabuyé nie toute implication dans l’attentat. Elle est rentrée au Rwanda, avant d’être prochainement réentendue par les magistrats français.

Pour l’avocat de Rose Kabuye, Bernard Maingain, le témoignage de Richard Mugenzi "crée de nouvelles pistes qui devront êtres analysées par les magistrats" français. A ses yeux, il serait souhaitable désormais que ces derniers se rendent au Rwanda pour poursuivre leur enquête.

Bernard Maingain

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Bernard Maingain pointe également du doigt la piste d’une possible complicité française dans l’attentat, jusqu’ici inexplorée par l’enquête.

"Qui protège-t-on en France ?" dans ce dossier, s’interroge Bernard Maingain, désignant implicitement l’action de "barbouzes français".

Bernard Maingain, l’avocat de Rose Kabuye

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