Début septembre, deux mois après son embauche au restaurant d'Avignon, ouvre un compte sur twitter. Le jeune homme se décrit comme un équipier de niveau 1 en CDI, dans l'un des restaurants de l’enseigne, quelque part en France.

Sans jamais dénigrer la marque, l’employé parle d'abord de son travail, de ses horaires. Puis commence à distiller des messages qui parlent de pression morale, de collègues qui "craquent dans les vestiaires" et "pleurent", ou "des menaces quotidiennes, sur certains, de perdre leur CDI".

La situation serait le résultat de l'arrivée d'une nouvelle manager.

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Au fil des messages, dénonce aussi "des manquements à l'hygiène".

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A la mi-novembre, le nombre d’abonnées au compte commence a être important et, tout en gardant son anonymat, est sollicité pour donner des interviews.

Il explique alors avoir un seul but : dénoncer ses conditions de travail et celles de ses collègues dans ce restaurant du Vaucluse.

raconte à Marion L'Hour

target="_blank" href="http://admin.franceinter.fr/#"> ![Lecture](http://admin.franceinter.fr/sites/all/themes/fi_player_theme/img/spacer.png) C'est une très mauvaise publicité pour l'établissement, un de ses clients est déjà mort intoxiqué en janvier 2011. [Le groupe dénonce](http://mlactu.fr/article/droit-de-r%C3%A9ponse-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-france-quick/687) alors des propos mensongers, contesté par les autres salariés, démentis par des enquêtes internes. Le 30 novembre, l'auteur du compte est suspendu, avec solde, mais sans explication dit-il. Il attend maintenant son licenciement. Le groupe de restauration rapide, détenu en majorité par la Caisse des Dépots, une institution publique, a annoncé jeudi [sur son site](http://groupe.quick.fr/fr/information-groupe-quick) qu'il envisageait de poursuivre au pénal, pour diffamation. _Le jeune homme se dit pourtant tout à fait serein, impatient même de s'expliquer devant la justice._
Le garçon connait la loi, il a attaqué son lycée, puis Facebook pour homophobie, alors il cherche un avocat tranquillement. Si la plainte est retenue, l’ex salarié de Quick risque jusqu'à 12 000 euros d'amende ce qui ne semble pas l'effrayer. Il se dit heureux d’avoir montré que ce qui se passe dans son restaurant n’est pas un cas isole puisque- dit-il, il a reçu, via son compte twitter, plusieurs autres témoignages venant de restaurants de l'enseigne dans d'autres villes.
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