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L'ANSM rappelle tous les lots de Furoméside 40 mg, du laboratoire Teva. Ils pourraient contenir des somnifères, au lieu de diurétiques. Samedi, un homme de 91 ans serait mort après avoir pris le mauvais médicament. Deux autres cas suspects sont signalés : un décès et un patient dans un état grave .

"Pour l'un des cas, le patient semble avoir été traité par le produit incriminé retiré de la vente vendredi (lots Y175 ou Y176). Des investigations sont encore en cours concernant le dernier signalement, afin de déterminer le lot administré. D'autres signalements sont actuellement à l'étude", précise l'agence, qui ne donne pas d'autres détails.

Les patients traités par Furosémide Teva 40 mg doivent se rendre dès que possible à leur pharmacie.

Les explications de Danielle Messager

Les pharmaciens sont donc priés de rappeler leurs clients pour leur demander de rapporter les boîtes en question et de leur donner en échange la même molécule mais d'une marque différente. C'est ce qu'a fait dès samedi ce pharmacien parisien, François Lafargette. Il explique à Géraldine Hallot que ses clients sont désormais très méfiants envers les génériques en général.

"Nous sommes les gardiens des poisons"

Plusieurs enquêtes en cours

L'ANSM tente de trouver l'origine de l'erreur. Il semble que ce soit dû à une erreur de conditionnement : à la place du diurétique, il y avait des comprimés de somnifères. Des inspecteurs étaient aujourd'hui dans les locaux du laboratoire de Sens, dans l'Yonne.

Le reportage de Damien Robine

L'alerte avait été donnée vendredi par un pharmacien dont une patiente avait constaté des effets de somnolence inhabituels. L'enquête avait permis de déterminer que certains comprimés avaient été remplacés par des somnifères dans les lots Y175 (date d'expiration: 08/2015) et Y176 (date d'expiration: 08/2015) et conduit l'ANSM à rappeler ces deux lots, soit 190.000 boîtes au total.

Cet après-midi, le Parquet de Privas a ouvert une enquête après le décès d'une Ardéchoise de 85 ans, le 4 juin dernier dans un hôpital de la Drôme. Samedi, une première enquête avait été lancée à Marseille, après le décès d'un nonagénaire chez qui a été retrouvée une boîte entamée provenant d'un des deux lots mal conditionnés.

Selon un porte-parole du laboratoire Teva, leader mondial des médicaments génériques, l'erreur de conditionnement porterait sur quelques dizaines de boîtes. Un numéro vert a été ouvert par les laboratoires Teva à la demande de l'ANSM: 0 800 51 34 11. Il est ouvert au public 24h/24.

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