Rappel des faits : avril 1987, trois balles dans la tête, le tueur présumé expulsé par Charles Pasqua.

7 avril 1987 , 22h35 : l’avocat franco-algérien Ali André Mécili est assassiné de trois balles dans la tête, dans le hall de son immeuble, boulevard Saint-Michel, à Paris, où il vivait en exil depuis 1965. Il avait 47 ans.

Ali Mecili représentait un opposant gênant pour le pouvoir algérien. Son assassinat constitue un avertissement direct aux leaders de l'opposition alors en exil, Aït Ahmed et Ben Bella

Défenseur des droits de l’Homme et fervent opposant au régime algérien du président Chadli Bendjedid, Mecili travaillait au rapprochement de l’opposition algérienne, entre le MDA (Mouvement pour la démocratie en Algérie) de l’ancien président Ben Bella et le FFS (Front des Forces socialistes) dirigé par Hocine Aït Ahmed.

Archive : Hocine Aït Ahmed, le président du FFS, le Front des Forces socialistes, interrogé sur France-Inter, en avril 1987, après l'assassinat d'Ali Mecili.

Deux mois après l’assassinat, la police arrête un proxénète algérien Abdelmalek Amellou, suspecté d’avoir tué Mecili pour les "services algériens", contre la somme de 800 000 Francs. A son domicile, les enquêteurs trouvent un ordre de mission de la Sécurité militaire rédigé par un certain capitaine Rachid Hassani.

Finalement, Abdelmalek Amellou est renvoyé en Algérie, en "urgence absolue", (deux jours avant la fin de sa garde à vue) sur instruction de Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur et Robert Pandraud, ministre de la Sécurité de l’époque.

En pleine affaire des otages du Liban, l’affaire Mecili est escamotée au nom de la raison d’Etat.

1992 : une première instruction débouche sur un non-lieu, avant d’être relancée après un appel des parties civiles.

Mais la justice française se heurte à un mur.

Le 4 septembre 1998 , une commission rogatoire internationale est adressée aux autorités algériennes. En vain.

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