barroso et hollande d’accord sur les réformes en france
barroso et hollande d’accord sur les réformes en france © reuters

La Commission européenne a salué mercredi l'engagement de la France de mener d'ambitieuses réformes structurelles de son économie, prix à payer pour obtenir un délai de deux ans pour revenir à un déficit inférieur à 3% du PIB.

La santé économique de la France, qui vient d'entrer en récession, a constitué le plat de résistance du déjeuner entre François Hollande, José Manuel Barroso et l'ensemble des commmissaires européens - seuls trois manquaient à l'appel.

José Manuel Barroso a déclaré:

Nous savons qu'il y a aujourd'hui une volonté de poursuivre des réformes ambitieuses, pour la compétitivité. Je suis vraiment rassuré car le président de la France l'a lui-même dit. Nous partageons la même analyse. Ces deux années, si elles sont confirmées, notamment après par les Etats membres, devront être mises à profit pour accélérer les réformes structurelles dont dépend la croissance de demain. L'économie française doit enrayer sa perte de compétitivité pour créer croissance et emplois.

Commentant le délai que Paris devrait obtenir pour réduire son déficit à 3% du PIB fin 2015, au lieu de l'échéance de 2013 initialement prévue, le président de la Commission a assuré qu'"il n'y a pas là un traitement exceptionnel pour la France, il n'y a pas là des faveurs". François Hollande a confirmé pour sa part que "le temps qui est donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et donc de croissance". Dans son esprit, une consolidation des réformes s'impose "non parce que l'Europe nous le demanderait mais parce que c'est l'intérêt de la France".

François Hollande a affirmé:

Je soigne l'économie française pour qu'elle puisse repartir. Je fais en sorte qu'on puisse prendre les bons instruments, utiliser les bons outils pour qu'on puisse repartir.

Ecoutez la déclaration de François Hollande

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S Récéssion - Hollande

" Faire plus et plus vite"

françois hollande lance l'an ii de son quinquennat
françois hollande lance l'an ii de son quinquennat © reuters

Il a cité les réformes de la formation professionnelle, des retraites et de l'indemnisation chômage, qui feront toutes l'objet de négociations avec les partenaires sociaux. La Commission européenne dira le 29 mai ce qu'elle attend de la France en échange d'un sursis de deux ans.

Le déplacement de François Hollande à Bruxelles a coïncidé avec la publication des chiffres de l'Insee démontrant que la France était entrée en récession au premier trimestre.

De quoi assombrir le premier anniversaire de l'entrée en fonctions du président socialiste, qui a rappelé que le pays devrait encore compter cette année, comme en 2012, avec une croissance quasi nulle.

François Hollande:

Ce qui est probable c'est que la croissance sera nulle en 2013 et qu'elle ne sera pas supérieure dans le reste de l'Europe, elle sera même inférieure. Nous devons faire plus et plus vite.

José Manuel Barroso a estimé que l'Union européenne faisait actuellement de grands progrès dans la réduction des déficits publics mais pas encore sur la croissance et le chômage.Décidé de longue date, avant le sursis accordé à Paris pour son déficit budgétaire, le déjeuner avec la Commission a été présenté par François Hollande comme une marque "d'attachement" de sa part aux institutions européennes, qu'il avait déjà honorées en venant au Parlement européen en février.

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