Egypte, un homme regarde le président Morsi à la télévision
Egypte, un homme regarde le président Morsi à la télévision © REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Quatre chrétiens coptes et un musulman ont succombé dans des affrontements entre les deux groupes. Des affrontements qui seraient partis d'un graffiti réalisés par des enfants coptes sur un institut religieux musulman.

Cinq personnes ont été tuées et huit autre blessées, près du Caire, dans des affrontements entre musulmans et chrétiens coptes, a-t-on appris samedi de source proche de la sécurité.

Les affrontements, qui ont éclaté tard vendredi soir dans la localité d'Al Khoussous et se sont poursuivis samedi matin, ont coûté la vie à quatre coptes et un musulman. Plusieurs magasins appartenant à des chrétiens ont été saccagés et un dispensaire brûlé.

Selon les habitants, les violences ont éclaté quand des enfants coptes ont dessiné un graffiti sur le mur d'un institut religieux musulman.

Le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a adressé ses condoléances aux familles des victimes et promis d'agir contre les violences confessionnelles.

Manifestation pour l'anniversaire du "mouvement du 6 avril"

Justement, le président était aussi au coeur de la colère des manifestants au Caire ce samedi. La police égyptienne a tiré des grenades lacrymogènes dans la soirée pour disperser des manifestants qui tentaient de pénétrer dans le tribunal qui héberge les bureaux du procureur-général de la ville.

Quelque 500 personnes ont participé à une marche dans le centre de la capitale égyptienne pour marquer le cinquième anniversaire de la création du "Mouvement du 6 Avril", un des groupes de jeunes à l'origine du soulèvement contre le président Hosni Moubarak en janvier 2011.

Le reportage de Vanessa Descouraux.

Les manifestants ont crié une nouvelle fois que "le peuple veut la chute du régime" en visant cette fois le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

La police est intervenue quand certains jeunes ont lancé des pierres sur le tribunal et tenté d'en forcer la porte principale. Sept manifestants ont été conduits à l'hôpital, rapporte l'agence officielle Mena en citant le ministère de la Santé.

Le procureur-général a provoqué la colère des opposants la semaine dernière en interrogeant l'humoriste Bassem Youssef, accusé d'avoir insulté l'islam et le président Morsi dans son show télévisé.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.