[scald=67339:sdl_editor_representation]ROUEN (Reuters) - Renault a confirmé jeudi l'objectif de production de 100.000 fourgons par an à Sandouville (Seine-Maritime), un volume qui permettra d'après lui de garantir l'ensemble des emplois sur le site.

Le constructeur au losange réagissait à des propos de la CGT selon lesquels plusieurs centaines de salariés de l'usine pourraient se retrouver sans emploi d'ici 2015, faute de commandes suffisantes d'autres constructeurs pour la plate-forme Trafic dont le site va hériter.

"Le volume de fourgons permettra à l'usine de garantir 100% des emplois sur le site", a déclaré à Reuters une porte-parole de Renault.

Un porte-parole de Renault à Sandouville a précisé que la production se ferait au moyen d'une ligne de fabrication de 30 véhicules par heure, soit une capacité annuelle de 100.000 unités en deux équipes.

Le secrétaire général CGT de l'usine, Nicolas Guermonprez, s'est référé lui à un document adopté en septembre 2010 et dont il a récemment pris connaissance, selon lequel seuls 70.000 Trafic seraient envisagés. Il a calculé que dans cette hypothèse, environ 370 personnes pourraient se retrouver sans emploi.

Dans le cadre du nouveau plan stratégique du groupe, l'usine de Sandouville va connaître une importante mutation puisqu'elle va perdre la production du haut de gamme de Renault - actuellement Espace et Laguna - au profit du site de Douai (Nord).

L'usine, créée dans les années 1960 pour fabriquer l'un des grands succès du constructeur, la Renault 16, va hériter en échange d'un véhicule utilitaire dont la production devrait atteindre 100.000 unités par an selon des prévisions communiquées en février.

Renault va investir 230 millions d'euros pour transformer le site, qui emploie actuellement 2.400 personnes. Le nouveau Trafic est programmé pour 2013.

Marc Parrad, avec Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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