« A partir de février, des doutes quant aux renseignements fournis par la source furent émis suite aux premiers retours officieux de la DCRI. Maître Reinhart [avocat de Renault], souhaitant rencontrer la source, il fut décidé d’une rencontre (la source, Reinhart et moi), début février à Bruxelles (voir ordre de mission).

La source voulant se protéger, il décida d’un rendez-vous sous surveillance. J’en fis part à Pagnie et à Tixador en demandant à Pagnie de ne pas en faire part à l’avocat afin que celui-ci reste naturel.

Je suis arrivé à Bruxelles vers 11h pour voir les modalités avec la source et l’avocat arriva au Thalys de 14h. Dès le premier point de RDV, la source me téléphona pour me dire que trois hommes semblaient nous suivre. Pour nous en assurer, un deuxième point de RDV avait été décidé à 15 min à pied du premier. Lors du déplacement entre ces deux lieux, j’ai désigné (suite aux descriptions données par la source) deux hommes à l’avocat qui en a reconnu un qui était avec lui dans le train en provenance de Paris. Arrivé au deuxième point de rendez-vous, la présence des trois fut confirmée et le rendez-vous annulé. Lors de son retour en gare, l’avocat se senti suivi (…) Lors de ma déposition au cours de ma GAV [garde à vue], j’ai demandé à la DCRI de récupérer mon Blackberry où figurait deux photos prises et exploitables.

(*) « La première note de service de la DCRI sur ce dossier se retrouva rapidement dans la presse. Tixador avant son audition donna des renseignements en off qui se retrouvèrent également dans la presse. Suite à l’audition de Tixador, je reçu le soir même à 22 h 31 un ‘‘ mini compte-rendu ’’ de son audition. Le lendemain de mon audition, on me posa une question que seul quelqu’un qui avait eu accès au PV de mon audition pouvait me poser. »

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